Construction initiale XIXe siècle (≈ 1865)
Manoir bourgeoise avec deux tours carrées.
Mai 1951
Séjour du général de Gaulle
Séjour du général de Gaulle Mai 1951 (≈ 1951)
Logé par François de Lestrade avant discours.
1991
Rachat par la mairie
Rachat par la mairie 1991 (≈ 1991)
Transformation en pépinière d’entreprises.
Début XXe siècle
Remaniments architecturaux
Remaniments architecturaux Début XXe siècle (≈ 2004)
Destruction d’une tour, allongement façade, ajout tourelles.
2021
Acquisition par des architectes
Acquisition par des architectes 2021 (≈ 2021)
Nouveaux propriétaires parisiens.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
13 janvier 2026
Classement monument historique
Classement monument historique 13 janvier 2026 (≈ 2026)
Inscription officielle avec son parc.
Personnages clés
Général de Gaulle - Homme d'État
Séjourna au château en 1951.
François de Lestrade - Résistant et propriétaire
Ami du général, hôte en 1951.
Jacques Limouzy - Maire de Castres
Rachat du château en 1991.
Origine et histoire
Le château du Causse est une grande demeure bourgeoise construite au XIXe siècle à Castres, dans le Tarn. Initialement conçu comme un petit manoir avec deux tours carrées, il subit des remaniements majeurs au début du XXe siècle : une tour est détruite, la façade est allongée, et deux tourelles sont ajoutées. Son architecture mêle les styles néo-Renaissance et néo-gothique, avec des influences britanniques supposées, comme en témoignent ses lucarnes, ses oriels et ses toitures en ardoise.
Le château est d’abord utilisé comme exploitation agricole avant d’accueillir des personnalités marquantes. En mai 1951, le général de Gaulle y séjourne chez François de Lestrade, résistant et ami du général, avant un discours public. Rachat municipal en 1991 par Jacques Limouzy, maire de Castres, le domaine devient une pépinière d’entreprises, tandis que le château, peu utilisé, est finalement acquis en 2021 par un couple d’architectes parisiens.
Classé monument historique en 2026, le château inclut son parc, un kiosque, des bassins, et des dépendances comme un pigeonnier et une maison de gardien. Son intérieur, richement orné de boiseries et dorures, abrite un escalier monumental en bois sculpté. Le parc, autrefois doté d’un étang artificiel aujourd’hui disparu, s’étend sur plusieurs hectares, complété par 800 hectares de terres agricoles.
L’édifice illustre l’évolution des demeures bourgeoises du XIXe siècle, passant de résidence privée à lieu polyvalent (agricole, politique, puis événementiel). Son histoire reflète aussi les transformations sociales et économiques de la région, entre héritage rural et modernisation urbaine. Aujourd’hui, il se loue pour des réceptions, mariages ou fêtes d’entreprise, perpétuant son rôle de lieu de rassemblement.
Son architecture extérieure se distingue par une façade est encadrée de tours polygonales, une loggia à trois arches, et un perron couvert. Les façades latérales multiplient les éléments décoratifs (lucarnes, pignons, oriels), tandis que les toits en ardoise renforcent son caractère éclectique. L’inspiration britannique, bien que non confirmée, transparaît dans ces détails ornementaux.
Le château doit son nom au causse de Labruguière, formation géologique voisine. Son histoire récente, marquée par des changements de propriétaires et d’usages, en fait un témoin des adaptations du patrimoine face aux besoins contemporains, entre préservation et nouvelle vocation.
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