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Château du Châtellier à Corps-Nuds en Ille-et-Vilaine

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château du Châtellier

  • Le Châtellier
  • 35150 Corps-Nuds
Château du Châtellier
Château du Châtellier
Crédit photo : Éditions E. Mary-Rousselière (1874 - 1929) - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
35150 Corps-Nuds, Le Châtellier

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1632
Reconstruction du château
vers 1750
Ajout de boiseries
XIXe siècle
Réaménagement décoratif
3 décembre 1993
Inscription MH
30 avril 1996
Classement MH
1999
Restauration des fresques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château, y compris les tours et communs, à l'exception des parties classées (cad. ZS 31, 33) : inscription par arrêté du 3 décembre 1993 - Façades et toitures, ainsi que les pièces décorées, du logis ; façades et toitures des quatre tours ; douves (cad. ZS 33) : classement par arrêté du 30 avril 1996

Personnages clés

Charles Ier du Châtellier - Reconstructeur du château Commanditaire de l’édifice en 1632.

Origine et histoire du Château du Châtellier

Le château du Châtellier est un édifice du 2e quart du XVIIe siècle, situé à Corps-Nuds, dans le département d’Ille-et-Vilaine (région Bretagne). Construit en 1632 par Charles Ier du Châtellier, il remplace un précédent château saccagé pendant les guerres de la Ligue. Ce site, implanté sur une éminence dominant la rivière l’Ise, se distingue par son architecture défensive : une terrasse ceinte de douves maçonnées et quatre tours d’angle à mâchicoulis, abritant chapelle, colombier, archives et logements domestiques.

Le château a subi des transformations majeures : des boiseries ajoutées vers 1750, puis un réaménagement intérieur au XIXe siècle. Seuls deux plafonds peints et un escalier conservent leur décor d’origine, tandis que cinq fresques mythologiques (XVIIe siècle), restaurées en 1999, ornent une cheminée. Propriété privée, il ne se visite pas, mais son importance patrimoniale est reconnue : inscrit aux Monuments Historiques en 1993 et classé en 1996 (façades, toitures, douves et pièces décorées).

L’édifice illustre l’évolution des châteaux bretons, passant de la forteresse médiévale (tours, douves) à la demeure d’agrément (décors intérieurs raffinés). Les tours, aux fonctions variées (culte, stockage, habitat), reflètent l’organisation sociale de l’époque, où le seigneur cohabitait avec domestiques et archives sur un même site. Les fresques, rares témoignages de la culture classique en Bretagne au XVIIe siècle, soulignent l’influence des modèles italiens ou parisiens sur l’aristocratie locale.

Aujourd’hui, le château reste un exemple remarquable d’architecture hybride, mêlant héritage défensif et adaptations résidentielles. Son classement partiel (1996) protège ses éléments les plus emblématiques, tandis que son histoire, liée aux conflits religieux (Ligue) et aux mutations architecturales, en fait un marqueur du patrimoine breton.

Liens externes

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