Occupation anglaise 1381 (≈ 1381)
Le château est investi par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans.
XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Édification du château et double enceinte.
Fin du XVe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Le château est reconstruit après les destructions de la guerre de Cent Ans.
XVIIe siècle
Ajout du colombier
Ajout du colombier XVIIe siècle (≈ 1750)
Construction d'un colombier extérieur à l'ouest du château.
1760
Droit de haute justice
Droit de haute justice 1760 (≈ 1760)
Les châtelains obtiennent le droit de haute justice sur le bourg voisin d'Eyvignes.
1949
Première protection
Première protection 1949 (≈ 1949)
Inscription du château au titre des monuments historiques.
1956
Classement partiel
Classement partiel 1956 (≈ 1956)
Classement des façades et toitures du château.
2000
Inscription du domaine
Inscription du domaine 2000 (≈ 2000)
Inscription de l'ensemble du domaine au titre des monuments historiques.
2001
Classement complet
Classement complet 2001 (≈ 2001)
Classement de l'ensemble du château et de ses sols.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble, sols et bâtis, formé par le château (cad. BD 28 à 33) : classement par arrêté du 29 mai 2001
Personnages clés
Jean Danglars-Bassignac
Général de brigade né au château, maire d'Eyvignes et conseiller général.
Famille Cortès
Propriétaire actuel du château.
Origine et histoire
Le château du Claux (également appelé château du Claud) se trouve à Salignac‑Eyvigues, en Périgord noir, dans le sud‑est du département de la Dordogne, en région Nouvelle‑Aquitaine, sur le coteau boisé entre les combes de Line et d'Eyvigues. Protégé au titre des monuments historiques, il est une propriété privée et n'est pas ouvert au public ; il est, au XXIe siècle, habité par la famille Cortès et ses terres restent privées. À l'origine, le site était fermé par une double enceinte dont subsiste le châtelet. Élevé au XIVe siècle, le château fut investi par les Anglais (présence relevée en 1381) puis partiellement détruit pendant la guerre de Cent Ans ; il a été reconstruit en grande partie à la fin du XVe et au début du XVIe siècle. Un colombier extérieur a été ajouté à l'ouest au XVIIe siècle. En 1760, les châtelains détenaient le droit de haute justice sur le bourg voisin d'Eyvignes. Jean Danglars‑Bassignac (dit Jean d'Anglars), né au château en 1756, participa à la bataille de Valmy, devint général de brigade en 1799, fut réformé en 1800 pour infirmité, exerça les fonctions de maire d'Eyvignes et de conseiller général, puis mourut au château en 1836. Le domaine a appartenu successivement aux familles de Salignac, Vigier, Reillac de Montmège, d'Anglars et Beaupuy de Génis. Le château a fait l'objet de protections successives : inscription le 22 août 1949, classement partiel des façades et toitures le 18 décembre 1956, nouvelle inscription pour l'ensemble du domaine le 14 décembre 2000, et classement de l'ensemble formé par le château ainsi que ses sols et bâtis (parcelles BD 28 à BD 33) le 29 mai 2001. L'édifice présente une architecture particulière : deux ailes en équerre, longues d'environ trente et vingt mètres, forment les côtés sud et est d'un rectangle ; à leur angle intérieur se trouve une tour circulaire d'escalier. Depuis cette tour, le logis s'étend vers le nord‑ouest sur une trentaine de mètres et se termine au nord par une grosse tour ronde munie d'une poivrière en encorbellement et comportant une chapelle. L'aile sud s'achève à l'ouest par un donjon rectangulaire ceint d'un chemin de ronde et pourvu de mâchicoulis ; un gros colombier circulaire a été édifié à une quarantaine de mètres à l'ouest du donjon. À l'intérieur, plusieurs pièces conservent des plafonds à la française ; une grande salle est ornée de cinq cariatides et possède une cheminée dont le manteau est sculpté, en taille humaine, de deux biches autour d'un cerf, et dont la frise est décorée de personnages sculptés.