Origine et histoire du Château du Couffour
Le château du Couffour, situé à Chaudes-Aigues dans le Cantal, est un édifice médiéval dont les premières constructions datent du XIVe siècle. Il se compose d’une tour circulaire, vestige d’un ensemble plus vaste incluant sept tours coniques, un portail, et un corps de ferme. La tour abrite un escalier en spirale et des salles ornées de peintures murales du XVIIe siècle, représentant des fleurs, des portraits féminins et des paysages. Ces éléments témoignent de son évolution architecturale entre Moyen Âge et époque moderne.
Attesté dès le XIIe siècle, le château est lié à la famille de Reveilhac, puis passe aux mains des Rochedragon en 1406. Pendant la guerre de Cent Ans, il joue un rôle de place forte stratégique. Au XVIIe siècle, sous la propriété des Montvallat, il est le cadre d’événements troubles, évoquant des excès comparables à ceux de la Tour de Nesle. Vendue à un bourgeois local au XVIIIe siècle, la demeure décline à la Révolution avant d’être partiellement classée en 1969 pour sa tour.
Depuis 2009, le château abrite un hôtel-restaurant étoilé au guide Michelin, dirigé par le chef Serge Vieira, lauréat du Bocuse d’Or 2005. Ce projet de reconversion a permis de valoriser son patrimoine historique tout en l’intégrant à une offre touristique haut de gamme. La tour, inscrite aux monuments historiques, reste le symbole de son passé médiéval et de son importance régionale pendant les conflits féodaux.
Les sources historiques, comme le Dictionnaire statistique du Cantal de Ribier du Châtelet, soulignent son ancrage dans l’histoire locale. Les vestiges architecturaux (voûtes, cheminées peintes, escalier à vis) et les archives mentionnant ses seigneurs (Besse, Rochedragon, Montvallat) illustrent son rôle politique et social, entre forteresse militaire et résidence seigneuriale.
La protection de 1969 concerne uniquement la tour et ses abords immédiats, classés pour leur valeur patrimoniale. Les peintures murales du premier étage, avec leurs médaillons et paysages, offrent un rare exemple d’art profane du XVIIe siècle en Auvergne. Aujourd’hui, le site allie préservation du bâti ancien et activité économique, incarnant une transition réussie entre mémoire historique et modernité touristique.