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Château du Creuzet à Coust dans le Cher

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château du Creuzet

  • Le Creuzet
  • 18210 Coust
Château du Creuzet
Château du Creuzet
Château du Creuzet
Crédit photo : Julien Descloux - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
18210 Coust, Le Creuzet

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1350
Construction du donjon
1407
Seigneurie des Thianges
1472
Érection de la croix
XVe–XVIe siècle
Remaniements architecturaux
1772
Mention de la chapelle
2014
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tous les éléments bâtis et les sols correspondant à l'emprise du château, situés au lieu-dit " Château du Creuset " (cad. B 489, 491, 494 à 498) : inscription par arrêté du 14 janvier 2014

Personnages clés

Guillaume-Armand Challeu - Seigneur initial Premier seigneur connu en 1277.
Philibert de Thianges - Seigneur en 1407 Époux d’Alix de Sully-Beaujeu.
Jacques de Thianges - Gentilhomme du roi Érige la croix de Coust en 1472.
Belle-Assez de Thianges - Héritière Transmet le nom aux Villelume.
Marie Rousset - Veuve seigneuriale Inhumée à Bellavaux au XVIIIe.
Famille Corbin de Mangoux - Propriétaires modernes Finance les autels de Coust.

Origine et histoire du Château du Creuzet

Le château du Creuzet trouve ses origines vers 1350, lorsque la famille de Challeu (ou Chaillou), originaire de Charenton, érige un premier donjon rectangulaire sur le fief. Guillaume-Armand Challeu en est seigneur dès 1277, suivi par Agnès de Challeu en 1381. Par mariage, la seigneurie passe aux Thianges, famille capétienne aux armes « d'or à trois tiercefeuilles de gueules ». Philibert de Thianges, époux d’Alix de Sully-Beaujeu, en devient seigneur en 1407, consolidant le domaine avec les terres du Breuil-Eschart et de Paray-le-Frésil.

Au XVe siècle, le château est remodelé : un escalier en spirale est adjoint au donjon, et la structure se dote de courtines, fossés et une tour de guet surveillant les vallées du Chignon et de la Marmande. Jacques de Thianges, gentilhomme du roi, y réside en 1426 et érige la croix de Coust en 1472. La chapelle, mentionnée en 1772, abrite un bénitier Renaissance et des polychromes redécouverts au XXe siècle. Le site, dépendant de la seigneurie d’Orval, illustre l’architecture défensive de la petite noblesse rurale de la fin du Moyen Âge.

Les Thianges conservent le château jusqu’au XVIIIe siècle, avant qu’il ne passe aux familles Geoffrenet des Beaux Pleins puis Corbin de Mangoux. Ces derniers financent deux autels dans l’église Notre-Dame de Coust. Classé à l’Inventaire des Monuments Historiques en 2014, le site comprend aujourd’hui le donjon, une tour d’angle, une ferme et les vestiges des fossés. Son histoire reflète les alliances matrimoniales et l’ascension sociale d’une lignée seigneuriale, des Challeu aux Thianges, en passant par les Sully-Beaujeu.

L’édifice, bien que partiellement mutilé, conserve des éléments remarquables comme le bahut crénelé à mâchicoulis, les latrines et cheminées des salles seigneuriales, ou la tour de guet offrant une vue stratégique sur Saint-Amand-Montrond. La famille de Thianges, proche de l’Ordre de Malte, possède aussi un hôtel particulier à Saint-Amand au XVIe siècle, témoignant de son influence régionale. Les fouilles et restaurations récentes ont mis en lumière son rôle dans le réseau féodal du Berry.

Sous la Restauration, le château change de mains avant d’être préservé comme patrimoine local. Son inscription en 2014 couvre l’ensemble castral et la ferme attitrée, soulignant son importance historique et architecturale. Les archives mentionnent aussi Marie Rousset, veuve d’un seigneur du Creuzet au début du XVIIIe siècle, inhumée à l’abbatiale de Bellavaux, liant le site à l’histoire religieuse de la région.

Liens externes

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