Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Château-fort défensif contre les Anglais.
1585-1610
Charpente des communs
Charpente des communs 1585-1610 (≈ 1598)
Poinçons sculptés et contrefiches courbes.
1834
Premières transformations
Premières transformations 1834 (≈ 1834)
Modifications inspirées de Viollet-le-Duc.
1841
Changement de propriété
Changement de propriété 1841 (≈ 1841)
Entrée dans la famille Monti de Rezé.
1861
Nouveaux bâtiments
Nouveaux bâtiments 1861 (≈ 1861)
Liaison château-communs et faux mâchicoulis.
1989
Première protection
Première protection 1989 (≈ 1989)
Inscription partielle (communs, enceinte).
2005
Protection totale
Protection totale 2005 (≈ 2005)
Inscription du château en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'aile de communs avec sa charpente du XVIIe siècle ; les vestiges de l'enceinte, à savoir : la tour isolée, la tour flanquant l'aile des communs, le mur de la basse-cour et son portail (cad. G 655, 657) : inscription par arrêté du 18 juillet 1989 - Le château en totalité (cad. G 1666) : inscription par arrêté du 17 février 2005
Personnages clés
Viollet-le-Duc - Architecte inspirant
Style néogothique appliqué au XIXe siècle.
Famille Monti de Rezé - Propriétaire depuis 1841
Actuelle détentrice du château.
Origine et histoire du Château du Fief-Milon
Le château du Fief-Milon, situé à Le Boupère en Vendée (Pays de la Loire), trouve ses origines au XIVe siècle comme élément du système défensif de Pouzauges. Construit en hauteur, il servait de tour de guet contre les Anglais pendant la guerre de Cent Ans, offrant une vue stratégique sur le Bocage vendéen, Saint-Michel-Mont-Mercure et les monts de Gâtine. Son rôle militaire expliquait sa position dominante, conçue pour surveiller et protéger la région des incursions ennemies.
Au XVe siècle, des aménagements intérieurs furent réalisés, comme une tour d’escalier et une cheminée, tandis que la charpente des communs, datée entre 1585 et 1610, témoigne d’une phase de transition vers une vocation moins strictement défensive. Ces éléments, notamment les poinçons sculptés et les contrefiches courbes, reflètent l’évolution architecturale de l’époque, mêlant utilité et décoration.
Le XIXe siècle marqua une transformation radicale du château, inspirée par les principes de Viollet-le-Duc. En 1834 puis 1861, des modifications donnèrent aux deux tours circulaires un style « fortifié » artificiel, avec des faux mâchicoulis et des crénelages en brique. Ces travaux, couplés à la construction de nouveaux bâtiments reliant le château aux communs, reflétaient le goût romantique pour le médiéval revisité. Le site fut également lié par mariage à la famille Monti de Rezé en 1841, qui en est toujours propriétaire aujourd’hui.
Protégé partiellement dès 1989 (communs et enceinte) puis dans son intégralité en 2005, le château du Fief-Milon illustre les strates historiques de la Vendée, alliant héritage militaire, adaptations résidentielles et restaurations pittoresques. Son inscription à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour son rôle dans l’histoire locale.