Frise chronologique
1259
Première mention du castrum
Première mention du castrum
1259 (≈ 1259)
Cité comme propriété des Cazenove.
1536
Mariage d'Alain de Montpezat
Mariage d'Alain de Montpezat
1536 (≈ 1536)
Union avec Françoise de Gua, dame du Fréchou.
1536-1561
Transmission familiale conflictuelle
Transmission familiale conflictuelle
1536-1561 (≈ 1549)
Héritage lié à Alain de Montpezat.
XVe siècle
Modifications architecturales
Modifications architecturales
XVe siècle (≈ 1550)
Fenêtres à meneaux percées dans le logis.
années 1560
Ajouts Renaissance
Ajouts Renaissance
années 1560 (≈ 1560)
Escalier, aile ouest et pavillon d’entrée.
26 mai 1952
Classement partiel
Classement partiel
26 mai 1952 (≈ 1952)
Inscription de la tour aux monuments historiques.
années 1970
Restauration moderne
Restauration moderne
années 1970 (≈ 1970)
Travaux menés par Michel et Aline Taulet.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les couvertures du pavillon d'entrée et de la tour du XVIe siècle (cad. A 318) : inscription par arrêté du 26 mai 1952
Personnages clés
| Alain de Montpezat - Seigneur du Fréchou (XVIe s.) |
Marié à Françoise de Gua en 1536. |
| François de Montpezat - Baron de Laugnac et gouverneur |
Commanditaire des ajouts Renaissance vers 1560. |
| Jean de Montpezat - Cousin de François |
Mort à Naples en 1558 sans héritier. |
| Michel et Aline Taulet - Restaurateurs (XXe s.) |
Sauvegarde du château depuis 1970. |
Origine et histoire
Le château du Fréchou est un édifice du XIIIe siècle, mentionné pour la première fois en 1259 sous le nom de castrum tenu par la famille de Cazenove. Ses deux tours rondes, encore visibles aujourd’hui, datent de cette période médiévale. Le site illustre l’architecture défensive gasconne, avec un corps de logis flanqué de ces tours, partiellement modifié au fil des siècles.
Au XVIe siècle, le château est profondément remanié par la famille de Montpezat. Alain de Montpezat, marié en 1536 à Françoise de Gua, dame du Fréchou, en hérite avant de le transmettre à son fils François. Ce dernier, baron de Laugnac et gouverneur de l’Agenais en 1569, ajoute des éléments Renaissance : un pavillon abritant un escalier rampe sur rampe, une aile ouest, et un pavillon d’entrée. Ces ajouts reflètent l’influence du style italien, alors en vogue parmi l’aristocratie française.
Classé monument historique en 1952 pour sa tour, le château tombe en ruine au XXe siècle avant d’être sauvé par Michel et Aline Taulet à partir des années 1970. Leur restauration préserve les vestiges médiévaux tout en intégrant des jardins à l’italienne et médiéval, créés sur d’anciennes dépendances. Le site comprend aussi une orangerie (ancienne écurie), une tour-colombier et un bâtiment médiéval d’usage incertain.
L’histoire du Fréchou est marquée par des successions familiales complexes, comme celle de Jean de Montpezat, cousin de François, mort à Naples en 1558 sans héritier direct. Le château, centre d’un domaine seigneurial incluant Savignac et Saint-Julien, témoigne des alliances et des conflits religieux de l’époque, François de Montpezat favorisant le catholicisme face à son neveu protestant.
Architecturalement, le château combine des caractéristiques médiévales (fenêtres à meneaux percées au XVe siècle) et Renaissance. Le dernier étage du logis, disparu, n’a pas été reconstruit. Les jardins actuels, aménagés à la fin du XXe siècle, transforment l’ancienne basse-cour en terrasse toscane et recréent un espace clos inspiré du Moyen Âge, soulignant la dualité historique du lieu.