Crédit photo : Échiré ça déchire ! - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
Frise chronologique
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
Fin du XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Édification du château par Pierre Aymeret et Jeanne de Gazeau.
1796
Fin de la propriété familiale
Fin de la propriété familiale 1796 (≈ 1796)
Le château quitte la famille Aymeret après plus de trois siècles de possession.
1970
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1970 (≈ 1970)
Première inscription du château au titre des monuments historiques.
2013
Incendie et destruction partielle
Incendie et destruction partielle 2013 (≈ 2013)
Un incendie endommage partiellement le château.
2015
Ouverture au public
Ouverture au public 2015 (≈ 2015)
Le château, après rénovation, est ouvert au public.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des bâtiments constituant le château (cad. C 306) : inscription par arrêté du 26 septembre 1995
Personnages clés
Pierre Aymeret
Propriétaire initial et constructeur du château.
Jeanne de Gazeau
Épouse de Pierre Aymeret, co-constructrice du château.
Origine et histoire du Château du Gazeau
Le château du Gazeau, situé à Sainte-Ouenne dans les Deux-Sèvres, est un ancien relais de Saint-Jacques-de-Compostelle daté de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle. Il a été édifié par Pierre Aymeret et son épouse Jeanne de Gazeau et est resté dans la famille Aymeret jusqu'en 1796. Construit selon un plan de bâtiments rectangulaires disposés autour d'une cour, il comprend notamment une aile est dominée par une très longue galerie de quarante mètres destinée à l'hébergement des pèlerins et une chapelle. L'aile nord regroupe le châtelet d'entrée, la « maison du chapelain » et un passage séparant cette dernière de la chapelle. À l'entrée, deux tours rondes en avancée au nord, reliées au châtelet par un muret, conservent des canonnières, rares éléments défensifs sur un site dépourvu de pont-levis, de herse, de douve ou de talus. Le châtelet est percé d'une porte cochère et d'une piétonnière, toutes deux défendues par des mâchicoulis couverts reposant sur des consoles à ressauts et surmontées d'une épaisse moulure gothique relevée en accolade au-dessus de la porte cochère. Sur son élévation nord, il comporte une grande fenêtre à traverse moulurée au-dessus des portes et une travée de trois petites fenêtres, et des motifs trilobés flamboyants sculptés figurent entre les consoles au-dessus des mâchicoulis. La partie sud comprenait autrefois la maison seigneuriale, détruite au début du XIXe siècle, et un pigeonnier démantelé à la fin des années 1970; il n'en subsiste que des fondations. La cour intérieure, transformée en jardin, est limitée à l'ouest par une grange dîmière qui s'ouvre par un large portail en plein cintre et comportait trois larges arcatures sur sa façade ouest. Un large escalier en vis, situé sous un petit porche ouvert sur le côté sud de la grange, dessert deux petites pièces superposées avant d'accéder au grenier à grain; sous le porche se trouve un déversoir à grains. Au sud de la grange, un petit corps de dépendances abrite un four. Le château, en ruine au début du XIXe siècle et partiellement démoli, a été inscrit au titre des monuments historiques en 1970 et en 1995. Partiellement détruit par un incendie le 2 août 2013, il a depuis fait l'objet de travaux de rénovation et demeure une résidence privée qui a été ouverte au public à l'été 2015.