Frise chronologique
vers 1646
Allongement du château
Allongement du château
vers 1646 (≈ 1646)
Par Jean II Le Boindre.
milieu XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
milieu XVIe siècle (≈ 1650)
Par François Le Boindre, éléments encore visibles.
milieu du XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
milieu du XVIe siècle (≈ 1650)
Par François Le Boindre, baies et charpente.
milieu XVIIIe siècle
Transformation et aménagements
Transformation et aménagements
milieu XVIIIe siècle (≈ 1850)
Par Jean-Joseph Le Boindre, décors intérieurs.
milieu du XVIIIe siècle
Transformation et aménagements
Transformation et aménagements
milieu du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Par Jean-Joseph Le Boindre.
1852-1870
Modifications mineures
Modifications mineures
1852-1870 (≈ 1861)
Famille Ouvrard de Linières.
2 juin 2003
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2 juin 2003 (≈ 2003)
Inscription en totalité.
à partir de 2007
Restauration scrupuleuse
Restauration scrupuleuse
à partir de 2007 (≈ 2007)
Retour à l’authenticité historique.
2007
Début des restaurations
Début des restaurations
2007 (≈ 2007)
Restauration scrupuleuse et authentique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tous les bâtiments ou vestiges de bâtiments visibles ou actuellement enfouis (logis, pavillons, écurie, pigeonnier, restes de l'ancienne galerie, murs séparant les cours avec leurs portails, murs de clôture du potager ...) ; la totalité des jardins avec les murs de soutènement des allées en terrasse et des berges des canaux (cad. C 494, 499, 500, 502, 503, 505 à 512, 515 à 517, 523, 612, 614 à 617, 619, 621, 622, 941 à 953, 956, 958, 960, 980 à 1002) : inscription par arrêté du 2 juin 2003
Personnages clés
| François Le Boindre - Constructeur initial |
Bâtit le château au XVIe siècle. |
| Jean II Le Boindre - Propriétaire et modificateur |
Allonge le château vers 1646. |
| Jean-Joseph Le Boindre - Transformateur du château |
Aménagements au XVIIIe siècle. |
| Famille Ouvrard de Linières - Propriétaire modificateur |
Modifications entre 1852 et 1870. |
Origine et histoire
Le château du Gros Chesnay, situé à Fillé dans la Sarthe (région Pays de la Loire), est un exemple typique de maison de plaisance, construit initialement au XVIe siècle puis profondément transformé aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il se distingue par ses jardins baroques aménagés dans la seconde moitié du XVIIe siècle et ses décors intérieurs datés du début du XVIIIe siècle. L’édifice, inscrit aux monuments historiques en 2003, incarne l’évolution architecturale et paysagère des résidences aristocratiques de cette période.
La construction du château débute au milieu du XVIe siècle sous l’impulsion de François Le Boindre, dont subsistent des éléments comme les baies en pierre moulurée de la façade orientale et des parties de charpente. Au XVIIe siècle, Jean II Le Boindre prolonge l’édifice vers 1646, avant que Jean-Joseph Le Boindre ne le transforme et l’aménage au milieu du XVIIIe siècle. Ces modifications reflètent les goûts et les besoins changeants des propriétaires, adaptant le château aux standards de confort et d’esthétique de leur époque.
Entre 1852 et 1870, la famille Ouvrard de Linières apporte des modifications mineures au château, qui sera ensuite restauré de manière rigoureuse à partir de 2007 pour retrouver son authenticité. L’inscription à l’inventaire des monuments historiques en 2003 couvre l’intégralité des bâtiments, vestiges, jardins et éléments paysagers, soulignant la valeur patrimoniale exceptionnelle de ce site. Le château reste aujourd’hui une propriété privée, témoignant de plusieurs siècles d’histoire architecturale et sociale en Anjou.
Les jardins du Gros Chesnay, conçus dans un style baroque, sont contemporains des aménagements du château au XVIIe siècle. Ils comprennent des allées en terrasse, des canaux et des murs de soutènement, caractéristiques des jardins d’agrément de l’époque. Ces espaces extérieurs, tout comme les décors intérieurs du XVIIIe siècle, illustrent le raffinement et l’art de vivre des élites locales, tout en offrant un cadre préservé qui renforce la cohérence historique du domaine.