Frise chronologique
XIIe siècle
Origine du domaine
Origine du domaine
XIIe siècle (≈ 1250)
Fondation du château seigneurial initial
1535
Achats par Sébastien de Binet
Achats par Sébastien de Binet
1535 (≈ 1535)
Début de la seigneurie Binet
1981
Installation des trappistines
Installation des trappistines
1981 (≈ 1981)
Fondation de la communauté religieuse
2006
Autonomie du prieuré
Autonomie du prieuré
2006 (≈ 2006)
Érection en prieuré indépendant
2018
Arrivée des bernardines
Arrivée des bernardines
2018 (≈ 2018)
Remplacement de la communauté vieillissante
2020
Départ des bernardines
Départ des bernardines
2020 (≈ 2020)
Fin de leur présence au Jassoneix
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Sébastien de Binet - Seigneur et greffier |
Acheteur du domaine en 1535 |
| Madame des Places - Propriétaire donatrice |
Offre le domaine aux sœurs |
| Évêque de Tulle - Initiateur de la fondation |
Demande une implantation en 1970 |
Origine et histoire
Le château du Jassoneix trouve ses origines au XIIe siècle comme domaine seigneurial. Dès le XVe siècle, il appartient à la famille du Bois, puis est acquis vers 1535 par Sébastien de Binet, greffier au Parlement de Bordeaux, qui fonde la lignée des Binet du Jassoneix. Cette famille, composée de médecins et juristes, conserve la seigneurie pendant 300 ans. Le domaine, couvrant cent hectares, inclut une maison de maître du XVIIIe siècle et une chapelle du XIVe siècle, reflétant son évolution architecturale et sociale.
En 1971, madame des Places, propriétaire du domaine, l’offre aux sœurs cisterciennes de l’abbaye Notre-Dame de la Coudre (Mayenne), à la demande de l’évêque de Tulle. Dix moniales s’y installent en 1981, fondant une communauté trappistine. Le prieuré s’autonomise en 2006, mais la communauté vieillissante est remplacée en 2018 par des bernardines, parties en 2020. Aujourd’hui, le site reste un lieu d’accueil spirituel lié à l’abbaye de Laval, animé par une religieuse et des bénévoles.
Depuis 1987, les religieuses développent une activité artisanale basée sur la culture de myrtilles et de petits fruits, transformés en confitures et gelées. Cette tradition perdure après le départ des bernardines en 2020, assurant la subsistance du monastère. Le château illustre ainsi une transition entre héritage seigneurial, vie monastique et économie locale, marquant l’histoire religieuse et sociale de la Corrèze.