Frise chronologique
VIIIe siècle
Premiers aménagements
Premiers aménagements
VIIIe siècle (≈ 850)
Terrassement sommaire du site.
XIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église
XIIe siècle (≈ 1250)
Chapelle castrale Saint-Jean intégrée au château.
XIIIe siècle
Résidence des dauphins
Résidence des dauphins
XIIIe siècle (≈ 1350)
Place-forte des dauphins d'Auvergne.
1745
Ajout de la tour
Ajout de la tour
1745 (≈ 1745)
Tour ronde et campanile construits.
1789
Fin de l'usage paroissial
Fin de l'usage paroissial
1789 (≈ 1789)
Église jusqu'à la Révolution française.
2006
Protection officielle
Protection officielle
2006 (≈ 2006)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château fort (cad. AB 1169 à 1171) et l'église avec son presbytère (cad. AB 1168) : inscription par arrêté du 20 mars 2006
Personnages clés
| Dauphins d'Auvergne - Seigneurs médiévaux |
Propriétaires du château au XIIIe siècle. |
| Guillaume Revel - Auteur de l'armorial |
Décrit le château au XVe siècle. |
Origine et histoire
Le château du Marchidial, situé à Champeix dans le Puy-de-Dôme, est un site médiéval dont les premiers aménagements pourraient remonter au VIIIe siècle, avec un terrassement sommaire. L’église Saint-Jean du Marchidial, édifiée au XIIe siècle comme chapelle castrale, était intégrée à l’enceinte du château fort. Ce dernier fut une place-forte majeure au XIIIe siècle, servant de résidence aux dauphins d’Auvergne. L’armorial de Guillaume Revel, au XVe siècle, en restitue l’élévation, révélant son importance stratégique et architecturale.
Au fil des siècles, le château a subi destructions et reconstructions, avant d’être transformé en espace agricole délimité par des murets. La chapelle, devenue église paroissiale jusqu’à la Révolution française (1789), a connu des remaniements majeurs au XVIIIe siècle, dont l’ajout d’une tour ronde surmontée d’un campanile en 1745. Les percements de l’église furent également agrandis à cette époque. Aujourd’hui réduit à l’état de vestiges, le site conserve des traces de fortifications et illustre l’évolution conjointe d’un village-marché et d’un château fort.
Depuis 1988, l’association de sauvegarde du Marchidial œuvre à la restauration du site, débroussaillant l’éperon rocheux et réaménageant les jardins, désormais ouverts au public. Le château et l’église, protégés depuis 2006 au titre des monuments historiques, sont gérés conjointement par l’association et la commune. Le site, caractéristique de l’architecture civile et militaire médiévale, attire les visiteurs pour son patrimoine et son panorama.