Acquisition par les Morin du Mesnil 1666 (≈ 1666)
Famille protestante avant l’abjuration.
vers 1740
Achèvement du château actuel
Achèvement du château actuel vers 1740 (≈ 1740)
Construction par Jacques Robert Morin du Mesnil.
après 1808
Construction d’une chapelle
Construction d’une chapelle après 1808 (≈ 1808)
Détruite après 1938 (source Monumentum).
7 octobre 1975
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques 7 octobre 1975 (≈ 1975)
Façades, toitures et décors intérieurs protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château et de l'orangerie ; escalier avec sa rampe en fer forgé ; pièces du rez-de-chaussée avec leur décor : grand salon, bureau, salon d'Achille, boudoir (cad. B 36) : classement par arrêté du 7 octobre 1975
Personnages clés
Jacques Robert Morin du Mesnil - Commanditaire et constructeur
Major de la milice bourgeoise de Caen.
Élie de Beaumont - Gendre et occupant
Y vécut avant de récupérer Canon.
Origine et histoire du Château du Mesnil-d'O
Le château du Mesnil-d'O est une demeure du 2e quart du XVIIIe siècle, située sur l’ancienne commune de Vieux-Fumé (Calvados, Normandie). Construit en calcaire, il illustre l’architecture des résidences bourgeoises caennaise sous Louis XV, avec un décor intérieur quasi intact, notamment dans les pièces de réception comme le grand salon ou le boudoir. Le site abritait auparavant un édifice plus ancien, avant d’être acquis en 1666 par la famille protestante Morin du Mesnil, contrainte à l’abjuration après la révocation de l’édit de Nantes.
Le château actuel fut érigé par Jacques Robert Morin du Mesnil, major de la milice bourgeoise de Caen, et achevé vers 1740. Il servit de résidence secondaire et de pavillon de chasse à sa fille et son gendre, Élie de Beaumont, avant leur retour sur la terre de Canon. Les dépendances et le parc furent restaurés dans les années 1960, tandis que l’intérieur bénéficia d’une rénovation au début des années 1980. L’édifice, modeste mais emblématique, fut partiellement classé aux monuments historiques par arrêté du 7 octobre 1975, couvrant ses façades, toitures, l’escalier en fer forgé et quatre pièces du rez-de-chaussée.
Selon des sources complémentaires, le château aurait aussi appartenu à la famille de Colleville, et une chapelle y fut construite après 1808 avant d’être détruite après 1938. Ces éléments soulignent son évolution entre résidence privée et patrimoine protégé, reflétant les transformations sociales et architecturales de la Normandie aux XVIIIe et XIXe siècles.