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Château du Mirail à Brouqueyran en Gironde

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château du Mirail

  • Au Château
  • 33124 Brouqueyran
Crédit photo : Henry Salomé - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
33124 Brouqueyran, Au Château

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1348
Destruction initiale
Seconde moitié du XIVe siècle
Reconstruction médiévale
Fin du XVIIe siècle
Transmission aux Marbotin
28 janvier 1826
Érection en majorat
Début du XIXe siècle
Vente au baron Giresse de Labeyrie
8 février 1990
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle (façades, toitures et décor) ; cheminée ornée d'un relief sculpté figurant le Reniement de Saint-Pierre, située dans la tour Sud-Ouest (cad. WD 27) : classement par arrêté du 8 février 1990

Personnages clés

Jean de La Tour - Seigneur de Brouqueyran Autorisé à reconstruire la maison forte en 1348.
Marie de Laroque - Héritière du domaine Apporta le Mirail aux Marbotin par mariage.
Baron Giresse de Labeyrie - Ancien secrétaire du duc d'Angoulême Acheteur et restaurateur controversé du château.
Jean-François-Laurent-Amédée Marbotin de Conteneuil - Baron d'Empire Propriétaire sous le Premier Empire et la Restauration.
Charles X - Roi de France Signataire de la lettre patente de 1826.

Origine et histoire du Château du Mirail

Le château du Mirail trouve ses origines dans une maison forte détruite en 1348 lors des conflits franco-anglais en Gascogne. Le roi d'Angleterre autorisa alors Jean de La Tour, seigneur de Brouqueyran, à la reconstruire après sa destruction par les troupes françaises et les rebelles de Bazas. Les parties les plus anciennes du château actuel remontent à la seconde moitié du XIVe siècle, témoignant de cette période troublée marquée par l'alternance des contrôles anglais et français sur la région.

Au XVIe siècle, le domaine appartenait à la famille de Laroque. Il passa ensuite, à la fin du XVIIe siècle, aux Marbotin par le mariage de Marie de Laroque avec un membre de cette famille de parlementaires. Le château connut alors des transformations architecturales, notamment sous l'impulsion du baron Giresse de Labeyrie au XIXe siècle, qui y ajouta des éléments controversés comme des créneaux et des tours appendices. Ces modifications, bien que critiquées, marquèrent une nouvelle phase dans l'histoire du domaine.

Le château du Mirail fut érigé en majorat sous la Restauration, comme en témoigne une lettre patente de Charles X datée de 1826. Ce document décrit précisément le domaine, incluant le château, ses dépendances, des métairies, des vignobles et des bois, pour une superficie totale de 142 arpens. Le domaine produisait alors un revenu annuel de plus de 5 000 francs. Classé monument historique en 1990, le château abrite aujourd'hui une chapelle et une cheminée ornée d'un relief sculpté représentant Le Reniement de Saint-Pierre.

La transmission du château s'est faite par alliances matrimoniales successives : des Marbotin aux Drouilhet de Sigalas au XIXe siècle, puis aux Lambert des Granges, toujours propriétaires actuels. Ces familles, souvent liées à la noblesse parlementaire ou terrienne, ont préservé le domaine tout en l'adaptant aux époques, comme en attestent les restaurations du XIXe siècle ou les descriptions détaillées du début du XIXe siècle.

Le château du Mirail illustre ainsi près de sept siècles d'histoire locale, depuis les conflits médiévales entre royaumes de France et d'Angleterre jusqu'à son rôle de résidence aristocratique sous l'Empire et la Restauration. Son architecture, mêlant éléments défensifs hérités du Moyen Âge et aménagements plus récents, reflète ces strates historiques successives.

Liens externes

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