Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Forteresse bâtie par les vicomtes d’Aubusson.
milieu du XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
milieu du XIIe siècle (≈ 1250)
Édification par les vicomtes d’Aubusson.
1423
Naissance de Pierre d’Aubusson
Naissance de Pierre d’Aubusson
1423 (≈ 1423)
Grand maître de l’ordre de Saint-Jean.
1789
Devenu bien national
Devenu bien national
1789 (≈ 1789)
Démembré pendant la Révolution.
1789–1799
Démembrement révolutionnaire
Démembrement révolutionnaire
1789–1799 (≈ 1794)
Devenu bien national, utilisé comme carrière.
19 février 1964
Classement monument historique
Classement monument historique
19 février 1964 (≈ 1964)
Inscrit à l’inventaire des MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (ruines) (cad. B 64, 63) : inscription par arrêté du 19 février 1964
Personnages clés
| Pierre d’Aubusson - Grand maître de Saint-Jean de Jérusalem |
Né au château en 1423. |
| Antoine d'Aubusson - Seigneur du Monteil |
Frère de Pierre d’Aubusson. |
| Renaud VIII d'Aubusson - Ancêtre de la lignée |
Seigneur au XIIIe siècle. |
| Gaspard de Fieubet - Propriétaire au XVIIe siècle |
Dernier seigneur avant les ventes successives. |
| Guy III d’Aubusson - Seigneur de La Borne |
Marié à Marguerite de Ventadour (1332). |
| Jean d’Aubusson - Seigneur de La Borne (XVe) |
Marié à Guyonne de Monteruc (1378). |
Origine et histoire
Le château du Monteil, également connu sous le nom de château de La Borne, est une forteresse érigée au XIIe siècle par les vicomtes d’Aubusson, famille noble ayant marqué l’histoire locale. Situé sur un plateau surplombant la rivière Taurion, près de Pontarion, il était initialement composé de deux tours rondes, de fossés profonds et d’un corps de logis. Des terrasses d’agrément y furent ajoutées plus tard, reflétant son évolution architecturale au fil des siècles. Ce site stratégique devint le berceau de la commune du Monteil-au-Vicomte, dont il inspira le nom.
Au XVe siècle, le château fut lié à des figures historiques majeures, comme Pierre d’Aubusson, grand maître de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, né sur place en 1423. Son frère, Antoine d’Aubusson, en était alors le seigneur. La Révolution française marqua un tournant tragique : confisqué comme bien national, le château fut en partie démantelé pour servir de carrière de pierres à la construction du bourg voisin. Ses vestiges, encore visibles, témoignent de cette période de déclin.
La généalogie des seigneurs du Monteil révèle une lignée influente, des d’Aubusson (XIIIe–XVe siècles) aux familles nobles des XVIIe–XVIIIe siècles, comme Gaspard de Fieubet ou Denis Michel de Montboissier Beaufort-Canillac. Classé monument historique en 1964, le site fait aujourd’hui l’objet de restaurations et reste accessible au public. Son histoire, mêlant pouvoir féodal, héritage militaire et transformations modernes, en fait un patrimoine emblématique de la Creuse.
Les sources disponibles, dont les travaux de Charles-Laurent Salch et les archives locales, soulignent son rôle dans l’histoire régionale. Le château est par ailleurs référencé dans la base Mérimée, consolidant sa valeur patrimoniale. Malgré les destructions subies, ses ruines offrent un aperçu de l’architecture défensive médiévale et de son adaptation aux époques ultérieures.