Frise chronologique
1372
Première mention du fief
Première mention du fief
1372 (≈ 1372)
Perrier de Fautrière tient le Montot.
1430
Transmission à Jeanne de Fautrière
Transmission à Jeanne de Fautrière
1430 (≈ 1430)
Légué à son fils Pierre de Bazay.
1491
Maintien de la seigneurie
Maintien de la seigneurie
1491 (≈ 1491)
Pierre de Bazay confirmé par le duc.
1542
Mariage et indivision
Mariage et indivision
1542 (≈ 1542)
Jeanne de Bazay épouse Claude de Bresches.
1607
Autorisation de messe
Autorisation de messe
1607 (≈ 1607)
Chapelle castale consacrée par l’évêque.
1695
Description détaillée
Description détaillée
1695 (≈ 1695)
Cinq tours et donjon mentionnés.
1764
Château en ruine
Château en ruine
1764 (≈ 1764)
Transmis aux Villeneuve par héritage.
1956
Acquisition par les Lauféron
Acquisition par les Lauféron
1956 (≈ 1956)
Nouveaux propriétaires privés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Perrier de Fautrière - Premier seigneur connu |
Possesseur du fief en 1372. |
| Jeanne de Fautrière - Héritière du Montot |
Épouse Guyot de Bazay en 1430. |
| Pierre de Bazay - Seigneur confirmé |
Maintien en 1499 par le duc. |
| Claude de Bresches - Seigneur par mariage |
Époux de Jeanne de Bazay en 1542. |
| Humbert de Bresches - Repreneur du fief |
Propriétaire en 1581. |
| Antoine-Louis Deschamps de la Villeneuve - Héritier au XVIIIe |
Propriétaire en 1764 par sa mère. |
Origine et histoire
Le château du Montot est une ancienne maison forte, mentionnée pour la première fois en 1372 comme chef-lieu de la seigneurie du Montot. Situé à Oudry, en Saône-et-Loire, il appartenait alors à Perrier de Fautrière, vassal d'Hugues du Bois de la Rochette. Ce fief médiéval, marqué par des successions familiales complexes, passa entre les mains des Fautrière, Bazay, Bresches, puis d'Albon avant de revenir aux du Bois de la Rochette au XVIIe siècle.
En 1695, le domaine comprenait un corps de logis, une chapelle, un donjon entouré de murailles et cinq tours, dont une servait d’escalier. Partiellement ruiné en 1764, il fut transmis par héritage aux Villeneuve, puis aux Varax et Gevigney avant d’être acquis en 1956 par la famille Lauféron. Aujourd’hui, il ne subsiste que trois tours rondes, une tourelle d’escalier et l’extrémité sud du logis, remanié aux XIXe et XVIIe siècles.
Le château illustre l’architecture défensive médiévale, avec des fossés alimentés par l’Oudrache, un affluent de la Bourbince. Ses sculptures héraldiques (chardons des Villeneuve, sautoir des La Rochette) témoignent des alliances entre familles nobles bourguignonnes. La chapelle, autorisée à célébrer la messe en 1607, reflète son importance religieuse et seigneuriale.
Les archives révèlent des partages successoraux conflictuels, comme en 1439 dans la famille Fautrière ou en 1542 entre les Bazay et Bresches. La seigneurie, maintenue par le duc de Bourgogne en 1499, fut un enjeu stratégique jusqu’à sa transformation en résidence rurale. Les démolitions du XIXe siècle ont effacé une partie de son histoire, mais les éléments conservés en font un témoin des mutations de l’aristocratie locale.
L’héraldique des familles propriétaires (Fautrière, Albon, du Bois de la Rochette) orne encore la façade. Ces blasonnements, décrits dans les sources, rappellent les lignées qui ont marqué son histoire, des guerres de Cent Ans à la Révolution. Le site, privé depuis 1976, reste un exemple caractéristique des maisons fortes bourguignonnes, entre fonction militaire et résidence seigneuriale.