Propriété de la commune ; propriété d'une société privée
36000 Châteauroux, Avenue François-Mitterand
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1751
Fondation de la manufacture
Fondation de la manufacture 1751 (≈ 1751)
Création par un drapier de Lodève.
1856
Rachat par Pierre Balsan
Rachat par Pierre Balsan 1856 (≈ 1856)
Modernisation et extension du site.
1860-1867
Construction de l’usine moderne
Construction de l’usine moderne 1860-1867 (≈ 1864)
Intégration de la machine à vapeur.
1991
Fermeture définitive
Fermeture définitive 1991 (≈ 1991)
Fin de l’activité industrielle.
12 décembre 1996
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 12 décembre 1996 (≈ 1996)
Protection des façades et bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour du château du Parc. Façades et toitures des bâtiments de la manufacture royale, à savoir : pavillon du portier et logement d'ouvriers, à l'entrée de la cour (actuels bâtiment d'accueil et bureaux de la caserne des sapeurs-pompiers) ; aile des tisserands (actuelle caserne des sapeurs-pompiers) ; aile des teinturiers (transformée en habitation dans la seconde moitié du XIXe siècle) , et à l'intérieur de celle-ci au rez-de-chaussée de la partie nord : le grand escalier, le cabinet de travail et le grand salon ; logis dit aussi Château-Rivière. Certaines parties de la manufacture du Second Empire et de ses annexes, à savoir : façades et toitures des pavillons de gardiens ; façades et toitures des pavillons de logements et de bureaux bordant l'allée d'accès ; façades et toiture de l'aile nord du bâtiment cadastré DN 33 ; façades et toitures des pavillons d'administration ; bâtiments industriels et passerelles en totalité ; voies de circulation et cours (cad. DN 27, 28, 31, 33 à 36, 559, 560, 562, 565, 577, 583, 584, 593, 609, 610) : inscription par arrêté du 12 décembre 1996
Personnages clés
Pierre Balsan - Entrepreneur et modernisateur
Rachète et transforme la manufacture.
Origine et histoire du Château du Parc
Le château du Parc, aussi appelé château Balsan, est une ancienne manufacture de drap installée dans un château médiéval préexistant, situé à Châteauroux dans le département de l’Indre. Fondée en 1751 par un drapier de Lodève, cette manufacture royale était dédiée à la production de draps pour les troupes militaires. Son organisation spatiale et architecturale reflétait une volonté de rationalisation du travail, combinant ateliers centralisés et sous-traitance artisanale rurale. Le site, implanté sur un cours d’eau, tirait parti des ressources hydrauliques pour actionner ses machines, marquant une transition vers la concentration industrielle.
En 1856, Pierre Balsan, un entrepreneur originaire de Lodève, rachète la manufacture et modernise radicalement le site entre 1860 et 1867. Il y construit une usine de six hectares intégrant des innovations techniques comme la machine à vapeur, avec des bâtiments organisés selon une symétrie rigoureuse autour d’une cheminée centrale. Ce projet incarnait le triomphalisme industriel du Second Empire, mêlant fonctionnalité, esthétique et progrès technique. L’usine devint l’une des plus modernes de France, influençant l’urbanisation ouest de Châteauroux par la création de logements ouvriers, d’écoles et d’un réseau viaire orthogonal.
Le déclin de l’activité drapière traditionnelle au XXe siècle, marqué par la reconversion partielle vers les non-tissés, entraîna un morcellement du site. La fermeture définitive en 1991 laissa un îlot partiellement déserté, bien que certains éléments aient été préservés et inscrits aux monuments historiques en 1996. Aujourd’hui, le château du Parc témoigne de l’histoire industrielle française, depuis la manufacture pré-industrielle jusqu’à l’usine moderne, en passant par son rôle social et urbain dans le développement de Châteauroux.
Les protections au titre des monuments historiques concernent notamment la tour médiévale, les façades et toitures des bâtiments de la manufacture royale (logements, ateliers, escalier et salon), ainsi que des éléments du Second Empire comme les pavillons de gardiens, les bâtiments industriels et les voies de circulation. Le site, partagé entre propriété communale et privée, conserve une valeur patrimoniale liée à son architecture hybride et à son impact sur le territoire.