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Frise chronologique
1247
Mariage fondateur
Mariage fondateur
1247 (≈ 1247)
Union entre Valence de Lusignan et Guillaume de Parthenay.
1598
Édit de Nantes
Édit de Nantes
1598 (≈ 1598)
Fin officielle des guerres de Religion.
1628
Démantèlement du château
Démantèlement du château
1628 (≈ 1628)
Ordre de Richelieu après les révoltes protestantes.
1784
Rachat par les Chabot
Rachat par les Chabot
1784 (≈ 1784)
Charles-Augustin de Chabot acquiert le domaine.
31 janvier 1794
Massacre révolutionnaire
Massacre révolutionnaire
31 janvier 1794 (≈ 1794)
Colonne infernale de Lachenay incendie le château.
1987 et 1989
Protections monument historiques
Protections monument historiques
1987 et 1989 (≈ 1989)
Inscription puis classement partiel du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades, toitures et grand escalier du XVIIIe siècle ; chapelle (sauf décor classé) ; maison de Tournebride (cad. M 87, 107) : inscription par arrêté du 23 décembre 1987 ; Communs ; décors intérieurs de la chapelle (cad. M 87, 161) : classement par arrêté du 14 février 1989
Personnages clés
| Michèle de Parthenay - Dame du Parc Soubise, gouvernante |
Convertie au calvinisme, proche d’Anne de Bretagne. |
| Catherine de Parthenay - Héritière et protestante |
Épouse René de Rohan, accueille Henri IV. |
| Henri de Rohan - Chef protestant |
Mène la rébellion contre Louis XIII. |
| Cardinal de Richelieu - Ministre de Louis XIII |
Ordone le démantèlement du château. |
| Pierre Bonfils - Propriétaire protestant |
Rebâtit le château au XVIIIe siècle. |
| Charles-Augustin de Chabot - Comte et propriétaire |
Rachète le domaine en 1784. |
Origine et histoire
Le château du parc Soubise, situé à Mouchamps en Vendée, est un monument dont les origines remontent au XVIIe siècle, avec des transformations majeures aux 4e quart du XVIIIe siècle et 2e quart du XIXe siècle. Il fut initialement la propriété de la famille de Parthenay-L'Archevêque, puis des Rohan, avant de passer aux Chabot en 1784. Ce château, ancré dans le bocage vendéen, a été un haut lieu du protestantisme en France, notamment sous l’influence de Michèle de Parthenay, gouvernante de Renée de France et proche d’Anne de Bretagne. Après les guerres de Religion, il devint un symbole de résistance protestante sous Henri de Rohan, avant d’être démantelé sur ordre de Richelieu en 1628.
Au XVIIIe siècle, le château est reconstruit par Pierre Bonfils, un protestant, avant d’être acquis en 1784 par Charles-Augustin de Chabot. Pendant la Révolution, en 1794, il est incendié par la colonne infernale de Lachenay, qui massacre 200 personnes dans sa cour. Le comte de Chabot, de retour d’exil, décide de conserver les ruines en mémoire de ces événements tragiques. Le château, partiellement restauré, conserve des éléments des XVIIe et XVIIIe siècles, comme les communs (grange, grenier, cellier) et la chapelle.
Le domaine est aujourd’hui protégé, avec des inscriptions et classements aux monuments historiques (1987 et 1989). Il abrite des gîtes et des salles pour des événements culturels, comme le festival de théâtre bisannuel. Le cinéaste Robert Bresson y a tourné Lancelot du Lac en 1974. Propriété de la famille de Chabot, le château reste un témoignage poignant des conflits religieux et révolutionnaires qui ont marqué la Vendée.
Le parc Soubise est aussi lié à des figures historiques majeures. Catherine de Parthenay, petite-fille de Jean V de Parthenay, y tint une cour brillante, accueillant Henri de Navarre (futur Henri IV), le mathématicien François Viète et l’écrivain Agrippa d’Aubigné. Après les guerres de Religion, le domaine passe aux Rohan-Chabot par le mariage de Marguerite de Rohan avec Henri de Chabot en 1645. Ces liens avec la noblesse protestante et catholique en font un lieu emblématique de l’histoire française.
Architecturalement, le château actuel mêle les vestiges du XVIIe siècle (communs) et une reconstruction du XVIIIe siècle, marquée par le style classique. Les décors intérieurs de la chapelle, classés en 1989, ainsi que les façades et toitures inscrites en 1987, illustrent cette dualité. Le site, inscrit en 1977 pour son caractère pittoresque et historique, est aujourd’hui géré par une SCI dont la famille de Chabot est membre, perpétuant son héritage tout en l’ouvrant au public.