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Château du parc Soubise à Mouchamps en Vendée

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château du parc Soubise

  • Tournebride
  • 85640 Mouchamps
Château du parc Soubise
Château du parc Soubise
Château du parc Soubise
Château du parc Soubise
Crédit photo : L’auteur n’a pas pu être identifié automatiquement - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
85640 Mouchamps, Tournebride

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1247
Mariage fondateur
1598
Édit de Nantes
1628
Démantèlement du château
1784
Rachat par les Chabot
31 janvier 1794
Massacre révolutionnaire
1987 et 1989
Protections monument historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades, toitures et grand escalier du XVIIIe siècle ; chapelle (sauf décor classé) ; maison de Tournebride (cad. M 87, 107) : inscription par arrêté du 23 décembre 1987 ; Communs ; décors intérieurs de la chapelle (cad. M 87, 161) : classement par arrêté du 14 février 1989

Personnages clés

Michèle de Parthenay - Dame du Parc Soubise, gouvernante Convertie au calvinisme, proche d’Anne de Bretagne.
Catherine de Parthenay - Héritière et protestante Épouse René de Rohan, accueille Henri IV.
Henri de Rohan - Chef protestant Mène la rébellion contre Louis XIII.
Cardinal de Richelieu - Ministre de Louis XIII Ordone le démantèlement du château.
Pierre Bonfils - Propriétaire protestant Rebâtit le château au XVIIIe siècle.
Charles-Augustin de Chabot - Comte et propriétaire Rachète le domaine en 1784.

Origine et histoire du Château du Parc

Le château du parc Soubise, situé à Mouchamps en Vendée, est un monument dont les origines remontent au XVIIe siècle, avec des transformations majeures aux 4e quart du XVIIIe siècle et 2e quart du XIXe siècle. Il fut initialement la propriété de la famille de Parthenay-L'Archevêque, puis des Rohan, avant de passer aux Chabot en 1784. Ce château, ancré dans le bocage vendéen, a été un haut lieu du protestantisme en France, notamment sous l’influence de Michèle de Parthenay, gouvernante de Renée de France et proche d’Anne de Bretagne. Après les guerres de Religion, il devint un symbole de résistance protestante sous Henri de Rohan, avant d’être démantelé sur ordre de Richelieu en 1628.

Au XVIIIe siècle, le château est reconstruit par Pierre Bonfils, un protestant, avant d’être acquis en 1784 par Charles-Augustin de Chabot. Pendant la Révolution, en 1794, il est incendié par la colonne infernale de Lachenay, qui massacre 200 personnes dans sa cour. Le comte de Chabot, de retour d’exil, décide de conserver les ruines en mémoire de ces événements tragiques. Le château, partiellement restauré, conserve des éléments des XVIIe et XVIIIe siècles, comme les communs (grange, grenier, cellier) et la chapelle.

Le domaine est aujourd’hui protégé, avec des inscriptions et classements aux monuments historiques (1987 et 1989). Il abrite des gîtes et des salles pour des événements culturels, comme le festival de théâtre bisannuel. Le cinéaste Robert Bresson y a tourné Lancelot du Lac en 1974. Propriété de la famille de Chabot, le château reste un témoignage poignant des conflits religieux et révolutionnaires qui ont marqué la Vendée.

Le parc Soubise est aussi lié à des figures historiques majeures. Catherine de Parthenay, petite-fille de Jean V de Parthenay, y tint une cour brillante, accueillant Henri de Navarre (futur Henri IV), le mathématicien François Viète et l’écrivain Agrippa d’Aubigné. Après les guerres de Religion, le domaine passe aux Rohan-Chabot par le mariage de Marguerite de Rohan avec Henri de Chabot en 1645. Ces liens avec la noblesse protestante et catholique en font un lieu emblématique de l’histoire française.

Architecturalement, le château actuel mêle les vestiges du XVIIe siècle (communs) et une reconstruction du XVIIIe siècle, marquée par le style classique. Les décors intérieurs de la chapelle, classés en 1989, ainsi que les façades et toitures inscrites en 1987, illustrent cette dualité. Le site, inscrit en 1977 pour son caractère pittoresque et historique, est aujourd’hui géré par une SCI dont la famille de Chabot est membre, perpétuant son héritage tout en l’ouvrant au public.

Liens externes

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