Première mention du Patron 1696 (≈ 1696)
Appellation *métairie* dans les textes.
1745
Premier usage du terme *château*
Premier usage du terme *château* 1745 (≈ 1745)
Évolution statutaire du domaine.
1810 (après)
Restructuration néo-classique
Restructuration néo-classique 1810 (après) (≈ 1810)
Axe rigoureux et maison cubique.
1844 (vers)
Construction des ailes de communs
Construction des ailes de communs 1844 (vers) (≈ 1844)
Achèvement de la cour symétrique.
11 mars 1998
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 11 mars 1998 (≈ 1998)
Protection des façades, toitures et parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de tous les bâtiments (pavillons, communs, pigeonnier) et en totalité, la maison de maître ainsi que le parc avec son mur de clôture et toutes les fabriques qu'il abrite (tour, tombeau, pièce fraîche dite glacière) (cad. AL 78 (maison de maître) , 79, 89, 90 (communs) , 37 (pigeonnier) , 43 à 46, 48 (parc) ) : inscription par arrêté du 11 mars 1998
Personnages clés
Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources
Propriétaires privés non identifiés.
Origine et histoire du Château du Patron
Le château du Patron, situé à Brouzet-lès-Quissac dans le Gard, est mentionné pour la première fois en 1696 sous le nom de métairie du Patron, puis comme château à partir de 1745. Les textes historiques indiquent qu’après 1810, le domaine a été profondément remanié selon un axe géométrique strict : la maison de maître a été transformée en un volume cubique par la destruction partielle de son aile côté cour, tandis que deux pavillons symétriques ont été ajoutés pour délimiter une cour d’honneur. La façade sud-ouest conserve cependant son tracé oblique, hérité de l’ancien bâtiment.
Vers 1844, la construction de deux ailes de communs (est et ouest) a achevé la composition axiale du domaine, alignée sur un ancien chemin communal devenu allée centrale. Le style néo-classique du château se manifeste par des éléments architecturaux épurés : fronton triangulaire sur la baie axiale de la façade sur cour, serlienne sur la façade opposée, et une loggia ouvrant sur le parc. L’organisation intérieure repose sur une galerie centrale et un escalier hélicoïdal, formant une croix grecque qui structure quatre pièces carrées. Les décors d’origine (rosaces, losanges, menuiseries) datent du début du XIXe siècle.
Le parc, conçu dans un esprit de symétrie, comprend des platanes disposés en carrés, une tour-pigeonnier, et une rotonde funéraire (tombeau des Boileau de Castelnau). Une glacière néo-gothique est intégrée au mur de clôture. Le domaine, incluant la maison de maître, les communs, le pigeonnier et le parc avec ses fabriques, a été inscrit aux monuments historiques le 11 mars 1998. Il est aujourd’hui une propriété privée, témoignant de l’influence des villas palladiennes en Languedoc au XIXe siècle.