Première mention textuelle 1696 (≈ 1696)
Le domaine du Patron apparaît dans les textes pour la première fois.
1697
Mention de la métairie
Mention de la métairie 1697 (≈ 1697)
Les actes mentionnent une métairie sur le domaine.
1745
Première mention du château
Première mention du château 1745 (≈ 1745)
Le château est mentionné dans les textes pour la première fois.
1810
Aménagements et régularisation
Aménagements et régularisation 1810 (≈ 1810)
La maison de maître est régularisée et ramenée à une forme cubique.
1844
Construction des ailes
Construction des ailes 1844 (≈ 1844)
Construction de l'aile est des bâtiments d'exploitation et de son pendant symétrique.
11 mars 1998
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 11 mars 1998 (≈ 1998)
Le château est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de tous les bâtiments (pavillons, communs, pigeonnier) et en totalité, la maison de maître ainsi que le parc avec son mur de clôture et toutes les fabriques qu'il abrite (tour, tombeau, pièce fraîche dite glacière) (cad. AL 78 (maison de maître) , 79, 89, 90 (communs) , 37 (pigeonnier) , 43 à 46, 48 (parc) ) : inscription par arrêté du 11 mars 1998
Personnages clés
Boileau de Castelnau
Famille propriétaire du domaine, ayant un tombeau dans le parc.
Origine et histoire du Château du Patron
Le domaine du Patron, situé à Brouzet-lès-Quissac (Gard, Languedoc-Roussillon), apparaît dans les textes à partir de 1696 ; les actes mentionnent une métairie en 1697 et le château dès 1745. Après 1810, les aménagements sont conçus selon un axe rigoureux : la maison de maître est régularisée et ramenée à une forme cubique par la destruction d’une partie du bâtiment côté cour, seule la façade sud-ouest conservant le tracé oblique de l’ancienne construction. Deux pavillons symétriques ferment la cour d’honneur. Vers 1844, la construction de l’aile est des bâtiments d’exploitation, puis de son pendant symétrique, forme une cour de communs. L’ensemble est aligné, depuis le portail, sur la porte d’entrée de la maison de maître par une allée qui reprend l’ancien chemin communal. L’architecture témoigne d’un néoclassicisme très épuré : sur la façade sur cour l’axe central est souligné par un fronton sur la baie axiale de l’étage, tandis que la baie axiale de la façade opposée est traitée en serlienne ; sur la façade jardin cette baie forme une petite loggia ouverte sur le parc. Le rez-de-chaussée était probablement à refends, un traitement renvoyant aux villas italiennes, et plus particulièrement aux villas palladiennes. La distribution intérieure est articulée par une galerie centrale et une cage d’escalier côté ouest, prolongées côté jardin par un vestibule de même dimension ; cet ensemble en forme de croix grecque délimite quatre pièces carrées. La décoration du début du XIXe siècle se lit dans l’escalier hélicoïdal, les menuiseries, la frise à rosaces et losanges du passage au premier étage et les arêtes du salon sud. Les deux pavillons fermant la cour ont été repris au XIXe siècle pour des raisons de symétrie. Les bâtiments d’exploitation, construits en moellons avec soulignement des baies en briques, forment deux ailes se refermant sur la grille d’entrée ; la partie la plus ancienne se situe à l’est du pavillon et correspond à l’ancienne orangerie. Sur la terrasse aménagée au sud‑est de la maison de maître, des plantations de platanes dessinent deux carrés qui prolongent la symétrie des pièces. Une tour carrée, ancien pigeonnier, et le tombeau des Boileau de Castelnau, petite rotonde, ponctuent le parc. Dans le mur de clôture est aménagée une pièce fraîche dite glacière, dont la porte en accolade date de l’époque néo‑gothique. Le château est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 11 mars 1998 et appartient aujourd’hui à un propriétaire privé.