Frise chronologique
1189
Fondation de l'abbaye
Fondation de l'abbaye
1189 (≈ 1189)
Créée par Robert IV de Sablé, maître du Temple.
1209
Implantation définitive
Implantation définitive
1209 (≈ 1209)
Site actuel fixé, droits accordés à Guillaume des Roches.
1675–1710
Restructuration majeure
Restructuration majeure
1675–1710 (≈ 1693)
Bâtiments conventuels reconstruits sous l'Ancien Régime.
1789
Révolution française
Révolution française
1789 (≈ 1789)
Sept moines restants à l'abbaye.
XVe–XVIIIe siècles
Enseignement à Angers
Enseignement à Angers
XVe–XVIIIe siècles (≈ 1850)
Moines enseignants à l'université d'Angers.
1983
Classement monumental
Classement monumental
1983 (≈ 1983)
Logis abbatial et porche classés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Inscrit MH
Personnages clés
| Robert IV de Sablé - Fondateur et maître du Temple |
Créa l'abbaye en 1189. |
| Guillaume des Roches - Sénéchal d'Anjou |
Reçut droits sur Sablé en 1209. |
| Norbert-Georges-Pierre Rousseau - Évêque du Puy-en-Velay |
Décéda dans l'abbaye en 1939. |
Origine et histoire
L'abbaye du Perray-Neuf, fondée en 1189 par Robert IV de Sablé, seigneur de Sablé et maître de l'ordre du Temple, appartenait à l'ordre des Prémontrés. Elle fut implantée définitivement sur son site actuel en 1209 et devint un centre religieux majeur du Haut-Anjou, abritant jusqu'à quarante moines. L'abbaye était sous la juridiction du curé de Courtillers pour les affaires ecclésiastiques, et ses procès étaient jugés à Baugé puis à Sablé.
En 1209, Guillaume des Roches, sénéchal d'Anjou, et son épouse Marguerite de Sablé reçurent les droits et revenus liés à Sablé, renforçant l'influence locale de l'abbaye. Les religieux du Perray-Neuf, reconnus comme enseignants à l'université d'Angers dès le XVe siècle, jouissaient de privilèges juridiques spécifiques. Ils participaient activement à la vie académique, attestant des examens sous l'autorité du recteur angevin.
L'abbaye connut une restructuration majeure entre 1675 et 1710, transformant ses bâtiments conventuels. À la Révolution, seuls sept moines y résidaient encore. Au XIXe siècle, elle fut acquise par la famille Rousseau, et en 1939, l'évêque Norbert-Georges-Pierre Rousseau y mourut. Aujourd'hui, le logis abbatial, le porche d'entrée, et d'autres éléments sont classés monuments historiques depuis 1983.
Le site conserve des décors intérieurs remarquables (lambris, cheminées), contrastant avec une façade sobre typique de l'architecture monastique du XVIIIe siècle. L'abbaye fut un lieu d'enseignement et de pouvoir religieux, marqué par des liens étroits avec les seigneurs locaux et l'université d'Angers. Son histoire reflète l'évolution des abbayes prémontrées en Anjou, entre spiritualité, éducation et influence politique.
Les vestiges actuels, dont le porche monumental et l'aile du logis abbatial, rappellent son importance passée. L'abbaye fut protégée dès 1926, puis classée en 1983 pour ses éléments architecturaux et décoratifs. Son patrimoine témoigne de sept siècles d'histoire religieuse et culturelle en Sarthe.