Frise chronologique
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (≈ 1550)
Château médiéval avec escalier à vis.
XVIIIe siècle
Agrandissement néo-gothique
Agrandissement néo-gothique
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout d’une orangerie et transformations.
1850–1860
Transformation en parc agricole
Transformation en parc agricole
1850–1860 (≈ 1855)
Chapelle, écuries, ferme et dépendances.
1922–1925
Création des jardins Art déco
Création des jardins Art déco
1922–1925 (≈ 1924)
Aménagements paysagers modernes.
2011
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2011 (≈ 2011)
Protection des façades, jardins et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
"Le château (façades et toitures) y compris l'orangerie avec ses arcs en plein cintre, ainsi que le vestibule et l'escalier à vis avec sa cage situés dans le corps principal ; les façades et toitures des communs et des dépendances, ainsi que les façades et toitures du bâtiment d'habitation de la ferme, à l'exclusion de la véranda et de l'appentis qui lui sont attenants et à l'exclusion des bâtiments d'exploitation de la ferme ; la chapelle en totalité ; l'ensemble des murs de clôtures et des portails ; les jardins " Art déco ", avec leurs structures, ainsi que le potager ; le sol de la parcelle correspondant au potager, à l'ancienne avant-cour et aux jardins (cad. D 666, 667, 670, 671, 673, 1082 à 1084) : inscription par arrêté du 13 octobre 2011"
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Sources ne mentionnent aucun nom. |
Origine et histoire
Le château du Pin est une construction médiévale du XVe siècle, située à Champtocé-sur-Loire dans le département de Maine-et-Loire. Ce monument illustre l’évolution architecturale à travers les siècles, avec des agrandissements majeurs au XVIIIe siècle dans un style néo-gothique, puis une reconfiguration du corps principal au milieu du XIXe siècle. Malgré ces transformations, certains éléments originels subsistent, comme le vestibule voûté et un escalier à vis du XVe siècle, ainsi qu’une orangerie du XVIIIe siècle intégrée à une aile du bâtiment.
Entre 1850 et 1860, le domaine se mue en un parc agricole cohérent, doté d’une chapelle néo-gothique, d’écuries, d’une grange à piliers, d’un pigeonnier, et d’une ferme. Ces aménagements reflètent le « mouvement archéologique » naissant, cherchant à harmoniser patrimoine et fonctionnalité. Au début du XXe siècle (1922–1925), des jardins Art déco sont créés, renforçant le caractère paysager du site. Le château, inscrit aux monuments historiques en 2011, protège ainsi un ensemble architectural et naturel remarquable, incluant murs de clôture, portails, potager, et jardins.
L’édifice incarne un exemple précoce de restauration patrimoniale en Anjou, où se mêlent héritage médiéval, réinterprétations stylistiques, et intégration dans un environnement rural structuré. La propriété, aujourd’hui détenue par une société privée, conserve des traces tangibles de chaque période, des fondations du XVe siècle aux aménagements paysagers du XXe siècle, tout en jouant un rôle de marqueur visuel dans le paysage ligérien.