Incendie destructeur 1614 (≈ 1614)
Château originel détruit par un incendie.
1660
Reconstruction attestée
Reconstruction attestée 1660 (≈ 1660)
Date gravée sur le linteau du château reconstruit.
1880
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle 1880 (≈ 1880)
Chapelle néo-gothique édifiée par Moreau.
20 décembre 1985
Inscription MH partielle
Inscription MH partielle 20 décembre 1985 (≈ 1985)
Protection du portail, chapelle, citerne, bassin et lavoir.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail d'entrée ; chapelle ; citerne ; bassin ; lavoir (cad. B 567 à 569, 573, 574) : inscription par arrêté du 20 décembre 1985
Personnages clés
Famille Luylier - Propriétaire et reconstructeur
Possédait le château après l’incendie de 1614.
Moreau - Architecte de la chapelle
A conçu la chapelle néo-gothique en 1880.
Origine et histoire
Le château du Plaix, situé à Meaulne-Vitray dans le département de l'Allier (région Auvergne-Rhône-Alpes), est un édifice du XVIIe siècle. Il se compose d’un corps de logis central prolongé par une aile de communs et un petit bâtiment à l’est, entourant une cour close par un mur avec portail d’entrée. Un jardin, deux chapelles (ancienne et néo-gothique de 1880), un lavoir, une citerne et un bassin complètent l’ensemble. La façade sur cour porte la date de 1660, gravée sur un blason.
Le château originel fut détruit par un incendie en 1614, puis reconstruit par la famille Luylier, propriétaire de plusieurs biens dans la région. La reconstruction, attestée par le linteau de 1660, intègre des éléments défensifs comme une douve (aujourd’hui comblée en partie) et une citerne, reflétant la crainte d’un nouveau sinistre. À l’intérieur, une rampe d’escalier en bois du XVIIe siècle et un salon romantique aux décors préservés (papier peint, cheminée en marbre, trumeau doré) témoignent de son évolution architecturale.
La chapelle actuelle, construite en 1880 par l’architecte Moreau, remplace un édifice plus ancien transformé en hangar. De style néo-gothique, elle servait aussi de caveau familial et arbore des peintures murales et sculptures ornementales. Le château est partiellement inscrit aux monuments historiques depuis le 20 décembre 1985, protégeant notamment son portail, la chapelle, la citerne, le bassin et le lavoir.
Au début du XXe siècle, la façade sur cour fut altérée par l’ajout d’un escalier en ciment, tandis que la façade sur jardin, dominant une ancienne douve, conserve un accès par un pont menant au jardin. L’ensemble illustre les adaptations successives d’un domaine seigneurial, entre héritage médiéval (défenses contre les incendies) et embellissements des XIXe–XXe siècles.