Dégâts révolutionnaires 31 juillet 1791 (≈ 1791)
Perquisition et dégradations par les gardes nationales.
1840 (vers)
Rhabillage néo-Renaissance
Rhabillage néo-Renaissance 1840 (vers) (≈ 1840)
Transformation des façades du logis principal.
1870 (vers)
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle 1870 (vers) (≈ 1870)
Chapelle néogothique bénie en 1879.
30 octobre 2000
Inscription monument historique
Inscription monument historique 30 octobre 2000 (≈ 2000)
Protection du logis, parc et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le logis en totalité ; le parc en totalité, y compris l'ensemble de son système hydraulique (cours d'eau aménagé, vivier et bassin du lavoir, étang triangulaire, îles) , les essences anciennes, les allées, la reproduction de la grotte de Lourdes, et les murs de clôture ; le chenil, la laverie et la serre en totalité ; les façades et toitures de la maison du gardien avec les garages, de la maison du jardinier et des latrines de jardin (cad. BN 99, 104 à 107, 109, 111, 113 à 115, 117 à 120, 176, 289, 291, 337, 380, 381, 383) : inscription par arrêté du 30 octobre 2000
Personnages clés
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Origine et histoire du Château du Plessis
Le château du Plessis, situé à Argentré-du-Plessis en Ille-et-Vilaine, est un monument dont l’histoire s’étend du XVe au XIXe siècle. Les façades actuelles, reconstruites au XIXe siècle, intègrent des tourelles circulaires en brique et une chapelle néogothique bénie en 1879. L’intérieur conserve des boiseries du XVIIIe siècle et une salle de bal ornée de lambris moulurés et d’une voûte à caissons peints, reflétant les goûts éclectiques de la fin du XIXe siècle, mêlant néogothique et style Renaissance.
Le domaine s’étend sur 22 hectares de parc paysager, doté d’un système hydraulique encore fonctionnel, incluant des bassins, un étang triangulaire et des allées bordées d’essences anciennes. Parmi les dépendances remarquables figurent un ancien chenil en forme de pagode chinoise (aujourd’hui en ruine) et un moulin transformé en laverie, équipé d’un dispositif pour faire bouillir le linge. Ces éléments témoignent des aménagements utilitaires et esthétiques propres aux grandes propriétés aristocratiques du XIXe siècle.
Le château a subi des dégradations lors de la Révolution française : le 31 juillet 1791, les gardes nationales de Bais et Vitré y ont commis des dégâts lors d’une perquisition. Classé monument historique depuis le 30 octobre 2000, le site protège non seulement le logis et son parc, mais aussi des édifices annexes comme la maison du gardien, la serre, et une reproduction de la grotte de Lourdes. Ces protections soulignent la richesse patrimoniale et la diversité architecturale du domaine.
Les transformations majeures du château se sont échelonnées sur plusieurs siècles. Au XVIe–XVIIe siècles, le pavillon nord fut surélevé et un grand commun fut construit au sud de la cour. Au XVIIIe siècle, le logis principal fut doublé vers le jardin, avec des réaménagements intérieurs. Vers 1840, le logis fut rhabillé dans un style néo-Renaissance, puis vers 1870, l’aile en retour fut repensée pour intégrer la chapelle. Ces évolutions illustrent l’adaptation constante du château aux modes et besoins de ses occupants.
Aujourd’hui, le château du Plessis incarne un patrimoine architectural et paysager préservé, où se mêlent héritage médiéval, influences Renaissance et ajouts du XIXe siècle. Son inscription aux monuments historiques garantit la conservation de ses décors intérieurs, de son parc et de ses dépendances, offrant un témoignage complet de l’art de vivre des élites bretonnes aux XVIIIe et XIXe siècles.