Frise chronologique
1260
Première mention de la seigneurie
Première mention de la seigneurie
1260 (≈ 1260)
Terre du Plessis citée comme seigneurie.
1753
Début de la reconstruction
Début de la reconstruction
1753 (≈ 1753)
Corps central et pavillon gauche construits.
1760
Bénédiction de la chapelle
Bénédiction de la chapelle
1760 (≈ 1760)
Chapelle détruite pendant la Révolution.
1805
Achèvement du château
Achèvement du château
1805 (≈ 1805)
Construction du pavillon droit post-Révolution.
1989
Classement monument historique
Classement monument historique
1989 (≈ 1989)
Façades, salon Empire et jardin protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
façades et toitures du château ; cage d'escalier avec sa rampe en fer forgé ; salon Empire avec ses décors ; perron et escalier d'honneur ; jardin ordonnancé avec les deux lions en pierre à l'entrée de l'hémicycle de verdure (cad. D 469, 473, 474) : classement par arrêté du 14 février 1989
Personnages clés
| Jean-Baptiste Ceineray - Architecte nantais |
Conçoit le château pour Martin Boux. |
| Martin Boux de Casson - Conseiller au parlement |
Commanditaire du château en 1753. |
| François Dollier de Casson - Prêtre et urbaniste |
Plans de Montréal en damier. |
| Jacques-Olivier Urvoy de Saint-Bedan - Maire de Casson et mécène |
Obélisque et dons artistiques à Nantes. |
Origine et histoire
Le château du Plessis, situé à Casson en Loire-Atlantique (Pays de la Loire), remplace un ancien château fort mentionné dès 1260 comme seigneurie. Sa reconstruction débuta en 1753 sous la direction de l’architecte nantais Jean-Baptiste Ceineray, pour Martin Boux de Casson, conseiller au parlement de Bretagne. Le corps central et le pavillon gauche furent érigés en premier, tandis que le pavillon droit fut achevé en 1805, après la Révolution. Le domaine, privé et fermé au public, conserve des éléments protégés depuis 1989 : façades, salon Empire, escalier d’honneur et jardin ordonnancé avec ses lions de pierre.
Le parc du château abrite un monument du XIXe siècle composé d’un étang, d’une grotte et d’un obélisque de grès rose, érigé par Jacques-Olivier Urvoy de Saint-Bedan en hommage à son épouse. Ce mécène, maire de Casson et député, marqua la région par ses dons (asile Sainte-Anne, église de Casson) et sa collection d’art, aujourd’hui visible au musée de Nantes. La chapelle du château, bénie en 1760, fut détruite pendant la Révolution. Le domaine passa des Boux de Casson aux Urvoy de Saint-Bedan, puis par mariage à la famille de Bouillé, actuelle propriétaire.
Parmi les figures historiques liées au lieu, François Dollier de Casson (1636–1701), capitaine puis prêtre, joua un rôle clé dans l’urbanisme de Montréal, où une rue porte son nom. Son héritage architectural (plans en damier) précéda celui de Philadelphie. Le château, classé monument historique en 1989, illustre ainsi l’évolution d’une seigneurie médiévale en résidence aristocratique, mêlant histoire locale et rayonnement international.
Les éléments protégés incluent la cage d’escalier en fer forgé, le salon Empire et ses décors, ainsi que le perron avec son escalier d’honneur. Le jardin, structuré autour d’un hémicycle de verdure, accueille deux lions de pierre à son entrée. Bien que le domaine soit inaccessible sans autorisation, son architecture et son histoire en font un témoignage majeur du patrimoine ligérien.