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Château du Plessis dans les Hauts-de-Seine

Château du Plessis

    51 Avenue du Plessis
    92350 Le Plessis-Robinson

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1412
Construction ou rénovation par Jean de la Haye
1541
Représentation du *Mystère de Jérusalem*
1682
Achat par Louis XIV et revente
1700-1725
Propriété de Pierre de Montesquiou, comte d'Artagnan
1870-1871
Occupation bavaroise puis versaillaise
2025
Ouverture du musée municipal
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jean de la Haye dit Picquet - Seigneur du Plessis (début XVe siècle) Accusé de malversations, fuit en 1421.
Isabeau de Bavière - Reine de France Séjourna au château en 1416.
Nicolas Charles et Jeanne Bochart - Seigneurs du Plessis (XVIe siècle) Organisèrent un mystère religieux en 1541.
Pierre de Montesquiou, comte d'Artagnan - Maréchal de France (1639-1725) Cousin du mousquetaire, aménagea le parc.
Louis XIV - Roi de France Acheta et revendit le domaine en 1682.
Georges Hachette - Propriétaire (XIXe siècle) Restaura le château après 1871.

Origine et histoire

Le château du Plessis, situé au Plessis-Robinson (anciennement Plessis-Piquet), est un édifice seigneurial dont les parties les plus anciennes datent du XVIIe siècle. Il est célèbre pour avoir appartenu à des figures historiques comme Jean de la Haye, dit Picquet, qui y reçut la reine Isabeau de Bavière en 1416, puis à la famille Charles, qui y organisa en 1541 une représentation théâtrale d’un mystère religieux. Le château devint ensuite la propriété de Pierre de Montesquiou, comte d’Artagnan, cousin du célèbre mousquetaire, qui y réalisa d’importants aménagements au début du XVIIIe siècle, dont une terrasse inspirée des jardins de Le Nôtre.

En 1682, Louis XIV revendit brièvement le domaine avant qu’il ne passe entre les mains de Pierre de Montesquiou. Ce dernier, maréchal de France et proche de Madame de Maintenon, y organisa des réceptions fastueuses et fit aménager un parc avec une glacière et un étang surnommé « L’Écoute s’il pleut ». Endetté, il bénéficia en 1709 du remboursement de ses dettes par le roi, sur intervention de la marquise. À sa mort en 1725, le château passa à son neveu, puis à Pierre Goblet, un officier des Gardes Françaises, qui y réunit l’élite artistique et intellectuelle du XVIIIe siècle.

Le château connut des périodes troubles : occupé et saccagé par les troupes bavaroises pendant le siège de Paris en 1870-1871, puis par les Versaillais lors de la Commune, il fut restauré par Georges Hachette à la fin du XIXe siècle. Au XXe siècle, il abritait la mairie et, depuis 2025, un musée municipal. L’édifice, accolé à l’église Saint-Jean-Baptiste (dont le clocher roman du XIIe siècle est classé), conserve des éléments remarquables comme un passage couvert, une statue de garde casqué, et des bas-reliefs représentant des jeux d’enfants.

Parmi les anecdotes marquantes, le parc abritait autrefois un séquoïa entouré de statues des Saisons, tandis que l’orangerie servait de salle de réception. Une gravure de Claude Chastillon (vers 1592) le décrit comme une « maison de plaisir ». Le château, restauré dans les années 2020, a vu son escalier monumental supprimé au profit d’un accueil inspiré de la Malmaison. La seigneurie couvrait 238 hectares en 1663, soit les trois quarts de l’actuelle commune.

Le site est également lié à des événements culturels, comme le « Jeu de la vengeance et destruction de Jérusalem », mystère religieux joué en 1541 sous la direction de Nicolas Charles et Jeanne Bochart. Les épitaphes de ces seigneurs, autrefois visibles dans l’église, ont disparu, mais une plaque commémorative rend hommage à Pierre de Montesquiou depuis 1933. Le château incarne ainsi plusieurs siècles d’histoire locale, entre fastes seigneuriaux, conflits nationaux et vie municipale.

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