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Château du Plessis-Kaër à Crach dans le Morbihan

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château

Château du Plessis-Kaër

    Plessis-Kaër
    56950 Crach
Propriété privée
Château du Plessis-Kaër
Château du Plessis-Kaër
Château du Plessis-Kaër
Crédit photo : Inconnu (vers 1930) - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1636
Première mention écrite
XVIe siècle
Construction initiale
années 1870
Restauration par Jules Caillot
20 mars 1934
Première inscription MH
31 mai 2023
Inscription totale du domaine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le domaine du Plessis-Kaër soit : le château en totalité, le pigeonnier en totalité, la glacière en totalité, le parc avec ses allées et structures, les murs maçonnés du domaine, le lavoir, la fontaine en totalité, les façades et toitures de l'ensemble des communs dont les fermes, les anciennes écuries réaménagées en lieu de villégiatures, le pavillon du gardien, le sol d'assiette des parcelles section ZD sur les parcelles n°43, 46, 47, section ZM parcelle n°3 ainsi que section ZE parcelle n°17 ; situé aux lieux-dits Plessis-Kaër, Mare-er-Neid, Poulbenn et Le Grand Bois figurant au cadastre de la commune section ZD sur les parcelles n° 43, 46, 47, section ZM parcelle n° 3 ainsi que section ZE parcelle n° 17 : inscription par arrêté du 31 mai 2023

Personnages clés

François-Nicolas Baudot Dubuisson-Aubenay - Voyageur et chroniqueur A mentionné le site en 1636.
Jules Caillot - Industriel et propriétaire Acheta et restaura le château (années 1870).
Estève Bailly - Entrepreneur à Auray Dirigea les travaux de restauration.
Henri Renard - Architecte parisien Conçut les plans de la restauration.

Origine et histoire

Le château du Plessis-Kaër, situé à Crach dans le Morbihan, est un édifice du XVIe siècle dont la structure initiale remonte partiellement au XVe, voire au XIVe siècle pour certaines parties comme le châtelet. Son plan irrégulier en forme de L comprend une aile ouest avec un passage couvert encadré de deux tours, ainsi qu’une tourelle d’escalier polygonale richement sculptée. Les façades, rhabillées au XIXe siècle, arbore un décor néogothique en carton-pierre, tandis que les intérieurs furent entièrement reconstruits avec des planchers métalliques et des faux-plafonds.

La porte de la tourelle d’escalier, datée du XVIe siècle, se distingue par ses huit panneaux en bois sculpté : les quatre inférieurs à motifs géométriques (serviettes), les quatre supérieurs ornés de médaillons représentant des profils masculins et féminins entourés de végétaux stylisés. Ce détail artistique, combiné aux lucarnes et cheminées en pierre calcaire, illustre l’influence Renaissance mêlée à des réinterprétations ultérieures.

En 1636, le voyageur François-Nicolas Baudot Dubuisson-Aubenay mentionne le site sous le nom de « maison et bois du Plessis-de-Ker », attestant de son existence et de son importance locale. Le domaine fut acquis dans les années 1870 par Jules Caillot, industriel parisien, qui entreprit une restauration majeure confié à l’entrepreneur Estève Bailly (Auray) et à l’architecte Henri Renard (Paris). Les travaux transformèrent le manoir en résidence de villégiature, ajoutant un parc en terrasse le long de la rivière d’Auray et un décor néogothique extérieur.

Le château bénéficia d’une première protection partielle en 1934, étendue en 2023 à l’ensemble du domaine : château, pigeonnier, glacière, parc avec ses allées, murs maçonnés, lavoir, fontaine, communs (fermes, écuries réaménagées), et pavillon du gardien. Cette inscription couvre également les parcelles cadastrales adjacentes, soulignant la valeur patrimoniale du site dans son environnement paysager.

Les matériaux utilisés — moellons enduits, ardoise pour les toitures, calcaire pour les éléments sculptés — reflètent les ressources locales et les techniques de construction bretonnes. L’intégration de planchers métalliques et de carrelages industriels lors de la restauration du XIXe siècle témoigne des innovations techniques de l’époque, adaptées aux besoins d’une résidence secondaire bourgeoise.

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