Frise chronologique
1260
Première mention de la seigneurie
Première mention de la seigneurie
1260 (≈ 1260)
Terre du Plessis citée comme seigneurie.
1753
Début de la construction actuelle
Début de la construction actuelle
1753 (≈ 1753)
Corps central et pavillon gauche érigés.
1760
Bénédiction de la chapelle
Bénédiction de la chapelle
1760 (≈ 1760)
Chapelle détruite pendant la Révolution.
1805
Achèvement du château
Achèvement du château
1805 (≈ 1805)
Construction du pavillon droit post-Révolution.
1989
Classement monument historique
Classement monument historique
1989 (≈ 1989)
Protection des façades, toitures et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Jean-Baptiste Ceineray - Architecte |
Conçoit le château pour Martin Boux. |
| Martin Boux de Casson - Commanditaire |
Conseiller au parlement de Bretagne. |
| François Dollier de Casson - Capitaine et prêtre |
Fonda partiellement Montréal, lien avec Casson. |
| Jacques-Olivier Urvoy de Saint-Bedan - Maire de Casson et mécène |
Finance obélisque et œuvres locales. |
Origine et histoire
Le château du Plessis, situé à Casson en Loire-Atlantique, est construit à partir de 1753 par l’architecte Jean-Baptiste Ceineray pour Martin Boux de Casson, conseiller au parlement de Bretagne. Le corps central et le pavillon gauche sont érigés en premier, tandis que le pavillon droit est achevé en 1805, après la Révolution. Le domaine, privé et fermé au public, intègre un parc du XIXe siècle avec un étang, une grotte et un obélisque de grès rose, hommage de Jacques-Olivier Urvoy de Saint-Bedan à son épouse.
Le château remplace un ancien château fort mentionné dès 1260 comme seigneurie. En 1753, le bâtiment médiéval, jugé inconfortable, est démoli pour laisser place à l’édifice actuel de style classique. La chapelle du château, bénie en 1760, est détruite pendant la Révolution. Le domaine passe ensuite entre les mains des familles Boux de Casson, Urvoy de Saint-Bedan, puis de Bouillé, actuelle propriétaire.
Parmi les occupants notables, François Dollier de Casson (1636-1701), capitaine puis prêtre, participe à la fondation de Montréal, où son nom reste associé à des rues et édifices. Jacques-Olivier Urvoy de Saint-Bedan (1780-1858), maire de Casson et mécène, finance des œuvres locales comme l’asile Sainte-Anne et l’église de Casson. Ses collections d’art, donées au musée de Nantes, témoignent de son engagement culturel.
Classé monument historique en 1989, le château protège ses façades, toitures, un escalier en fer forgé, un salon Empire et un jardin ordonnancé avec des lions de pierre. Le parc abrite aussi un monument du XIXe siècle, composé d’un obélisque et d’une grotte, symboles du romantisme de l’époque. L’accès au domaine, strictement privé, est interdit sans autorisation.