Frise chronologique
1055
Première mention écrite
Première mention écrite
1055 (≈ 1055)
Acte citant *astagnum et terra apud pontem de Varenna*.
1530
Fondation de la chapelle
Fondation de la chapelle
1530 (≈ 1530)
Dédiée à la Vierge et Sainte Suzanne par René Thoisnon.
1788
État de délabrement
État de délabrement
1788 (≈ 1788)
Inventaire du fermier Grignon décrivant ruines et négligence.
1796-1830
Restauration par Merlet
Restauration par Merlet
1796-1830 (≈ 1813)
Travaux majeurs : logis, communs, girouette *M*.
20 décembre 1973
Classement monument historique
Classement monument historique
20 décembre 1973 (≈ 1973)
Inscription à l’Inventaire supplémentaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
fin XXe siècle
Dernières restaurations
Dernières restaurations
fin XXe siècle (≈ 2095)
Travaux de conservation modernes.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. G 90) : inscription par arrêté du 20 décembre 1973
Personnages clés
| René Thoisnon - Seigneur et fondateur |
Fonde la chapelle en 1530 avec son épouse Ysabeau. |
| Joseph François Foullon - Baron de Doué, propriétaire |
Possède le château à partir de 1754. |
| Jean-François Merlet - Préfet et restaurateur |
Rachète et réhabilite le domaine (1796-1830). |
| Général Alexandre Genet - Gendre de Merlet, propriétaire |
Hérite du château en 1830. |
| Capitaine Louis Rothé - Dernier propriétaire notable |
Famille actuelle descendante depuis 1907. |
Origine et histoire
Le château du Pont-de-Varenne, situé à Louresse-Rochemenier en Maine-et-Loire, est mentionné dès 1055 comme fief relevant de l’abbaye Saint-Florent de Saumur. Échangé au XIIe siècle à des seigneurs laïcs, il est reconstruit au début du XVIe siècle par la famille Serpillon, puis passe entre les mains des Thoisnon, Courtavel, et Charbonnier. Son architecture, bien que défensive en apparence (douves, tours d’angle), est conçue comme une résidence d’agrément, avec un pavillon Renaissance et une chapelle dédiée à la Vierge et Sainte Suzanne, fondée en 1530.
Au XVIIIe siècle, le château appartient à Joseph François Foullon, baron de Doué, puis à Jean-François Merlet, préfet de Vendée, qui entreprend d’importants travaux de restauration entre 1796 et 1830. Les intérieurs et l’aile sud sont remaniés, tandis que les communs (écuries, boulangerie) sont détruits et remplacés par des bâtiments agricoles. La chapelle, les douves et le pont-levis (disparu au XXe siècle) témoignent de son évolution, entre héritage médiéval et adaptations modernes. Le domaine, en partie autarcique (vignes, verger, pressoir), reste dans la famille Rothé depuis le XIXe siècle.
Classé monument historique en 1973, le château illustre l’histoire locale par ses propriétaires successifs, dont les familles Genet et Merlet. Son plan en « U déséquilibré », ses façades crépies et sa girouette marquée d’un M (pour Merlet) reflètent des siècles de transformations. Les dernières restaurations, menées à la fin du XXe siècle, ont préservé son caractère homogène malgré les ajouts, comme la terrasse du XIXe siècle ou les communs reconstruits entre 1800 et 1836.
L’orthographe variable de son nom (Varannes, Varenne) s’explique par sa position sur l’ancienne voie de Doué-la-Fontaine à Gennes, près d’un gué franchissant le ruisseau de Maliverne. Un dolmen voisin, la Pierre Couverte, a même fourni en 1830 une pierre pour faciliter le passage. Ce mélange d’histoire seigneuriale, d’architecture Renaissance et de vie rurale en fait un témoin privilégié du patrimoine angevin.