Frise chronologique
1238
Première attestation écrite
Première attestation écrite
1238 (≈ 1238)
Propriété d’Hélie Arnaud sous Louis IX.
1454
Passage aux Birac
Passage aux Birac
1454 (≈ 1454)
Jean de Birac devient seigneur.
1789
Rvolution et déclin
Rvolution et déclin
1789 (≈ 1789)
Domaine réduit, château en mauvais état.
1940-1944
Siège de la Kommandantur
Siège de la Kommandantur
1940-1944 (≈ 1942)
Occupation allemande pendant la Seconde Guerre.
14 avril 1997
Classement partiel
Classement partiel
14 avril 1997 (≈ 1997)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du châtelet d'entrée ; façades et toitures de l'aile ouest des communs ; façades et toitures du logis avec sa terrasse ; tour du château en totalité (cad. B 93) : inscription par arrêté du 14 avril 1997
Personnages clés
| Hélie Arnaud - Seigneur primitif |
Propriétaire attesté en 1238. |
| Jean de Birac - Seigneur en 1454 |
Acquisition par mariage ou héritage. |
| Famille Galard de Béarn - Seigneurs jusqu’à la Révolution |
Derniers propriétaires nobles avant 1789. |
| Famille Roffignac - Propriétaires jusqu’au XXe siècle |
Héritiers par alliance matrimoniale. |
Origine et histoire
Le château du Repaire, situé dans la vallée de la Manore à Rougnac (Charente), est un édifice médiéval dont les origines remontent au XIIe siècle, bien que sa structure actuelle date principalement des XVe, XVIe, XVIIIe et XIXe siècles. Son accès s’effectue par une digue retenant un étang, ajoutant au caractère défensif et esthétique du site. Le château primitif, attesté dès 1238 comme propriété d’Hélie Arnaud, fut remplacé par l’édifice actuel, dont les premiers seigneurs connus sous Louis IX furent les Birac, suivis des familles Raymond, Ranconnet, et Galard de Béarn jusqu’à la Révolution.
À la Révolution, le domaine, autrefois étendu sur plus de 1 000 hectares, n’en comptait plus que 160, et le château était déjà en mauvais état. Transmis par héritage aux Vassoigne, puis aux Roffignac via des alliances matrimoniales, il resta dans cette dernière famille jusqu’au début du XXe siècle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, sa proximité avec la ligne de démarcation en fit le siège de la Kommandantur allemande, marquant un épisode sombre de son histoire.
Architecturalement, le château allie des éléments défensifs et résidentiels. Son entrée, protégée par un pont dormant et un châtelet du XVe siècle, donne sur une terrasse du XVIIe bordée d’arcades. Une tour ronde crénelée et pourvue de mâchicoulis domine l’ensemble, tandis qu’une échauguette surplombe les douves. Le logis, partiellement daté du XVe siècle et réaménagé au XVIIIe, conserve des éléments d’époque comme des tomettes et des plafonds anciens. Une partie du château, incluant le châtelet et le logis, a été inscrite aux monuments historiques en 1997.
Les archives du château, étudiées par Gustave Babinet de Rencogne en 1882, ainsi que des ouvrages spécialisés comme ceux de Jean-Paul Gaillard, documentent son histoire et son architecture. Ces sources soulignent son importance patrimoniale dans la région, notamment à travers ses transformations successives et son rôle dans l’histoire locale, de la féodalité à la Seconde Guerre mondiale.