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Château du Repaire à Rougnac en Charente

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château du Repaire à Rougnac

  • Le Repaire
  • 16320 Rougnac
Crédit photo : Jack ma - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
16320 Rougnac, Le Repaire

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1238
Première attestation écrite
1454
Passage aux Birac
1789
Rvolution et déclin
1940-1944
Siège de la Kommandantur
14 avril 1997
Classement partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du châtelet d'entrée ; façades et toitures de l'aile ouest des communs ; façades et toitures du logis avec sa terrasse ; tour du château en totalité (cad. B 93) : inscription par arrêté du 14 avril 1997

Personnages clés

Hélie Arnaud - Seigneur primitif Propriétaire attesté en 1238.
Jean de Birac - Seigneur en 1454 Acquisition par mariage ou héritage.
Famille Galard de Béarn - Seigneurs jusqu’à la Révolution Derniers propriétaires nobles avant 1789.
Famille Roffignac - Propriétaires jusqu’au XXe siècle Héritiers par alliance matrimoniale.

Origine et histoire du Château du Repaire

Le château du Repaire, situé dans la vallée de la Manore à Rougnac (Charente), est un édifice médiéval dont les origines remontent au XIIe siècle, bien que sa structure actuelle date principalement des XVe, XVIe, XVIIIe et XIXe siècles. Son accès s’effectue par une digue retenant un étang, ajoutant au caractère défensif et esthétique du site. Le château primitif, attesté dès 1238 comme propriété d’Hélie Arnaud, fut remplacé par l’édifice actuel, dont les premiers seigneurs connus sous Louis IX furent les Birac, suivis des familles Raymond, Ranconnet, et Galard de Béarn jusqu’à la Révolution.

À la Révolution, le domaine, autrefois étendu sur plus de 1 000 hectares, n’en comptait plus que 160, et le château était déjà en mauvais état. Transmis par héritage aux Vassoigne, puis aux Roffignac via des alliances matrimoniales, il resta dans cette dernière famille jusqu’au début du XXe siècle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, sa proximité avec la ligne de démarcation en fit le siège de la Kommandantur allemande, marquant un épisode sombre de son histoire.

Architecturalement, le château allie des éléments défensifs et résidentiels. Son entrée, protégée par un pont dormant et un châtelet du XVe siècle, donne sur une terrasse du XVIIe bordée d’arcades. Une tour ronde crénelée et pourvue de mâchicoulis domine l’ensemble, tandis qu’une échauguette surplombe les douves. Le logis, partiellement daté du XVe siècle et réaménagé au XVIIIe, conserve des éléments d’époque comme des tomettes et des plafonds anciens. Une partie du château, incluant le châtelet et le logis, a été inscrite aux monuments historiques en 1997.

Les archives du château, étudiées par Gustave Babinet de Rencogne en 1882, ainsi que des ouvrages spécialisés comme ceux de Jean-Paul Gaillard, documentent son histoire et son architecture. Ces sources soulignent son importance patrimoniale dans la région, notamment à travers ses transformations successives et son rôle dans l’histoire locale, de la féodalité à la Seconde Guerre mondiale.

Liens externes

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