Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château du Taureau à Plouezoc'h dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Fort

Château du Taureau

  • 41 Rue de Pen al Lann
  • 29252 Plouezoc'h
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Château du Taureau
Crédit photo : Thesupermat - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
29252 Plouezoc'h, 41 Rue de Pen al Lann

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1522
Attaque anglaise de Morlaix
1542
Autorisation royale de François Ier
1689–1745
Reconstruction par Vauban et Garangeau
1795
Emprisonnement des députés montagnards
1878
Fin de l'usage militaire
29 juillet 1914
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château : classement par arrêté du 29 juillet 1914

Personnages clés

François Ier - Roi de France Autorisa la construction en 1542.
Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire Dirigea la reconstruction (1689).
Siméon Garangeau - Ingénieur du Roi Supervisa les travaux jusqu’en 1741.
Amédée François Frézier - Ingénieur-architecte Acheva le fort en 1745.
Louis Auguste Blanqui - Révolutionnaire communard Prisonnier en 1871, y écrivit *L'Éternité par les astres*.
Louis de La Chalotais - Magistrat breton Emprisonné en 1765 pour opposition.

Origine et histoire du Château du Taureau

Le château du Taureau, situé sur un îlot rocheux en baie de Morlaix (Plouezoc'h, Finistère), fut érigé après l’attaque anglaise de 1522 qui ravagea Morlaix. François Ier autorisa sa construction en 1542, financée par les Morlaisiens en échange du droit de nommer son gouverneur. Le premier fort, centré sur la Tour Française (attribuée à Philibert Delorme), fut reconstruit en 1614 après sa destruction par la mer.

Vauban visita le site en 1689 et critiqua son état, proposant une reconstruction complète en pierre de taille. Les travaux, dirigés par les ingénieurs Garangeau et Frézier, s’échelonnèrent de 1689 à 1745. Le fort fut agrandi avec des casemates, une enceinte renforcée, et une tour dominante, utilisant des granits locaux (île Callot, Batz). Il servit aussi de prison pour des gentilshommes bretons ou des opposants politiques, comme les députés montagnards en 1795.

Désaffecté militairement en 1878, le château devint une prison (accueillant Louis Auguste Blanqui en 1871), puis un centre nautique (1960–1982). Classé monument historique en 1914, il fut restauré entre 2000 et 2006 et ouvert au public. Aujourd’hui, il témoigne de l’évolution des fortifications côtières et de l’histoire maritime bretonne, avec une muséographie centrée sur le XVIIIe siècle.

L’édifice, jamais accessible à pied, symbolise la résistance aux invasions et la stratégie défensive de la France. Ses pierres, extraites des îles voisines, et ses aménagements successifs (canons, fanal, télégraphie) reflètent les progrès technologiques. Le crâne découvert en 1905 dans ses sous-sols rappelle son usage carcéral, tandis que son architecture polylithique en fait un joyau du patrimoine Vauban.

Le château inspira des œuvres littéraires (Fleur-de-Misère de La Landelle, 1884) et fut un lieu de tournage (Secrets d’Histoire, 2020). Sa restauration, portée par une association intercommunale, sauva le monument de la ruine, perçant une cale prévue par Vauban trois siècles plus tôt. Aujourd’hui, il attire 20 000 visiteurs annuels, mêlant histoire militaire, légendes et paysages maritimes.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours