Origine et histoire du Château du Terreau
Le château du Terreau, situé à Verosvres en Saône-et-Loire, est un monument dont les origines remontent aux XIIIe et XIVe siècles, avec des transformations majeures au XVIIIe siècle. Il se compose d’un corps de logis principal flanqué de deux ailes en retour d’équerre, encadrant une cour d’honneur. Les vestiges médiévaux incluent deux tours rondes à base talutée, tandis que la façade ouest et les éléments classiques, comme le fronton cintré ou les lucarnes à pignon, datent de la reconstruction de 1787. Le domaine, ceint de douves asséchées, comprend aussi un pavillon du XIXe siècle, un portail orné d’armoiries et un parc à la française avec charmille.
La seigneurie du Terreau est détenue par la famille de Lespinasse au XIVe siècle, puis passe à Pierre Dubois d’Andelot en 1461 avant d’échouer à Pierre Le Roux à la fin du XVe siècle. Le château subit un pillage en 1570, suivi de la construction d’une nouvelle tour en 1594. Au XVIIe siècle, les Thibaud de Noblet en deviennent propriétaires et conservent la seigneurie jusqu’à la Révolution. En 1787, Claude-René-François Thibaud de Noblet, marquis des Prez, entreprend une reconstruction quasi totale, épargnant seulement la tour ouest. Le château, confisqué pendant la Révolution, change plusieurs fois de mains au XIXe siècle, notamment entre les familles de Sommyèvre et Villars, qui mènent des restaurations successives.
Le château du Terreau est inscrit aux monuments historiques depuis le 28 décembre 1984, couvrant le logis, les dépendances, la chapelle, le portail, les douves, le pont et le parc. Propriété privée, il ne se visite pas. Les armoiries des familles nobles associées au domaine, comme les Thibaud de Noblet ou les Saulx-Tavannes, ornent toujours le portail d’entrée, témoignant de son histoire féodale et aristocratique.
Les sources historiques mentionnent des travaux de restauration menés à la fin du XIXe siècle par les héritiers Villars, ainsi qu’une monographie rédigée par Lucien Villars au début du XXe siècle. Le site conserve des éléments défensifs médiévaux, comme les tours rondes, tout en intégrant des ajouts classiques et romantiques, reflétant les évolutions architecturales et sociales de la Bourgogne-Franche-Comté sur plusieurs siècles.