Origines médiévales XIIe siècle (≈ 1250)
Première construction sur le site actuel.
4e quart XIXe siècle
Reconstruction Renaissance
Reconstruction Renaissance 4e quart XIXe siècle (≈ 1987)
Transformations par Paul Guillerot.
15 décembre 2010
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 15 décembre 2010 (≈ 2010)
Protection totale du logis et du parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, le logis, sa plate-forme, le pont et ses douves (cad. C 226, 577) ; les dépendances (cad. C 577) et la tour isolée (cad. C 579) ; le potager et son enclos (cad. C 208, 578) ; l'étang de la Porte et sa chaussée (cad. C 220) ; la pêcherie (cad. C 230, 576) : inscription par arrêté du 15 décembre 2010
Personnages clés
Paul Guillerot - Architecte
Refait le logis style Renaissance fin XIXe.
Origine et histoire du Château du Theil
Le château du Theil, situé à Saint-Aubin-le-Cloud dans les Deux-Sèvres, est construit au 4e quart du XIXe siècle sur un site médiéval dont les origines remontent au XIIe siècle. Peu d’éléments de cette période subsistent, mais la disposition actuelle des pièces du rez-de-chaussée et la cheminée monumentale de la bibliothèque témoignent encore de l’organisation du logis originel. À la fin du XIXe siècle, l’architecte Paul Guillerot transforme profondément le bâtiment, s’inspirant du style Renaissance pour refaire les parties hautes, la décoration intérieure, et ajouter une fausse terrasse à l’ouest ainsi qu’un pont à deux arches enjambant les douves.
Les dépendances, partiellement conservées (moitié de l’aile sud et aile ouest), complètent un ensemble architectural marqué par des éléments remarquables : boiseries, encadrements de granit, escalier en vis, et une cheminée monumentale. Le château est inscrit aux monuments historiques le 15 décembre 2010, protégeant ainsi le logis, ses douves, le pont, les dépendances, une tour isolée, le potager, et un étang avec sa chaussée. Ces protections couvrent aussi des espaces paysagers, comme la pêcherie et l’étang de la Porte, intégrés à un parc de 200 hectares conçu comme un exemple de parc agricole à l’anglaise, alliant harmonie et fonctionnalité.
Le site médiéval initial, bien que peu visible aujourd’hui, reste présent dans la structure même du château, où se mêlent héritage gothique et réinterprétation Renaissance. L’architecte Paul Guillerot, en modernisant le logis, a préservé certains éléments anciens tout en y apportant une esthétique éclectique, caractéristique des transformations aristocratiques de la fin du XIXe siècle. Le château illustre ainsi une transition entre deux époques : un passé féodal dont il garde la trace, et une renaissance stylistique propre à son siècle de reconstruction.