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Château du Thil en Saône-et-Loire

Château du Thil


    71390 Chenôves

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1300
Construction de la maison forte
1491
Lettres patentes de Charles VIII
1575
Dégâts des reîtres saxons
1622-1661
Transformation en château
1741
Acquisition par Perrin de Cypierre
1875
Restauration par Changarnier
1939
Construction du portail
2017
Rachat par Daniel Graf
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Famille du Tartre - Seigneurs fondateurs Constructeurs de la maison forte vers 1300.
Charles VIII - Roi de France Confirme les droits des du Tartre en 1491.
Moïse de Rymon - Seigneur de La Courtine Initiateur des transformations au XVIIe siècle.
Antoine Mercier - Capitaine de Montcenis Achève la modernisation du château avant 1661.
Jacques Perrin de Cypierre - Propriétaire et intendant Ajoute chapelle et terrasse en 1741.
Max Bernard de La Vernette - Baron restaurateur Commande les travaux de 1875 à Changarnier.
Daniel Graf - Propriétaire actuel Rouvre le château au public en 2017.

Origine et histoire

Le château du Thil trouve ses origines vers 1300, lorsque la famille du Tartre, seigneurs locaux, y érige une maison forte. Ce bâtiment, situé sur une motte isolée à Chenôves, est mentionné dans des lettres patentes de Charles VIII en 1491, confirmant les droits des du Tartre. La maison forte subit d’importants dégâts en 1575 lors du passage des reîtres saxons, marquant un tournant dans son histoire militaire.

Au début du XVIIe siècle, après des conflits successoraux, le domaine passe à Antoine Mercier, capitaine du château de Montcenis, qui achève sa transformation en château. Les travaux, probablement initiés par Moïse de Rymon, seigneur de La Courtine, donnent au logis un plan rectangulaire flanqué de tours rondes. En 1661, la structure est modernisée, intégrant des éléments architecturaux comme des lucarnes et des toits coniques.

En 1741, Jacques Perrin de Cypierre acquiert le château et y ajoute une cave voûtée, une chapelle (datée de 1753 par une tuile) et une terrasse sud. Sa famille, incluant des intendants de la généralité d’Orléans, marque le domaine de ses armoiries. Après la Révolution, le château est saisi, divisé, puis progressivement remembré à partir de 1845.

La restauration majeure intervient en 1875 sous l’impulsion du baron Max Bernard de La Vernette, qui confie les travaux à l’architecte Changarnier. Le château adopte alors un plan carré avec des tours coiffées de toits coniques aiguës, et un portail aux armes des La Vernette est ajouté en 1939. Au XXe siècle, il passe entre les mains des Sœurs Dominicaines, puis de l’association Accueil et Partage, avant d’être racheté en 2017 par Daniel Graf, qui le rouvre au public.

L’architecture actuelle mêle des vestiges médiévaux (archères, voûtes ogivales) à des ajouts classiques et néo-gothiques. La salle basse de la tour nord-ouest, ornée d’une clef de voûte fleurdelisée et d’un écusson, témoigne de son passé seigneurial. La chapelle conserve une litre aux armes des Perrin de Cypierre, tandis que le parc, aménagé au début du XXe siècle, complète l’ensemble.

Propriété privée, le château ne se visite pas habituellement, mais des événements locaux y sont désormais organisés. Son histoire reflète les bouleversements politiques et architecturaux de la Bourgogne, des guerres de Religion à la Révolution, en passant par les restaurations du XIXe siècle.

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