Château du Thiollent à Vergezac en Haute-Loire

Château du Thiollent

  • 43320 Vergezac
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1445
Autorisation maison-forte
XVIIe siècle
Reconstruction du château
1767-1770
Travaux majeurs
1790
Destruction du couronnement
4 mars 1991
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château, y compris le portail d'entrée, sa grille, le mur d'enceinte, le parc et sa terrasse, ses trois escaliers, sa fontaine et son pigeonnier ; éléments intérieurs suivants : escalier en vis et escalier du 18s ; au rez-de-chaussée, vestibule et salle à manger ; au 1er étage, bibliothèque, grand salon, salon bleu, petit salon, chambres à la Vierge noire, à tête de femme, au miroir et porte à vantaux sculptés ; au 2ème étage, chambres bleue, rouge, jaune, chambre d'enfant, salle à manger et plafond du salon (cad. A 346 à 351, 625 à 627) : inscription par arrêté du 4 mars 1991

Personnages clés

Jean-Claude Portal Architecte responsable des travaux de 1767 à 1770.
Jean-René Mestre Chercheur ayant étudié les voies romaines autour du château.
Noël Dursapt Auteur ayant publié sur le site du château.
Christelle Brindel Auteur ayant publié sur le site du château.

Origine et histoire

Le château du Thiollent, situé sur la commune de Vergezac (Haute-Loire, Auvergne-Rhône-Alpes), est un édifice dont la structure remonte à la fin du Moyen Âge. Il reprend le type « compact » fréquent en Auvergne et dans le Velay. Au XIVe siècle, il était d’abord une simple demeure sans fossés ; en 1445 l’autorisation fut donnée d’en faire une maison-forte avec fossés. Reconnu insuffisant, ce premier manoir aurait été remplacé au XVIIe siècle par un château plus important, organisé autour de cinq tours, dont l’une, crénelée, avait l’aspect d’un donjon. Les baies furent alors repercées pour répondre aux goûts de l’époque. Les travaux les plus importants se déroulèrent de 1767 à 1770 sous la direction de l’architecte Jean-Claude Portal : comblement des fossés, décorations intérieures du nouvel escalier et des appartements, clôture du parc et plantations. Le couronnement de la grande tour fut détruit pendant la Révolution. L’intérêt du monument réside surtout dans la qualité de son décor intérieur : au rez-de-chaussée subsistent des salles gothiques voûtées et, au premier étage, un ensemble de décors des XVIIe et XVIIIe siècles caractérisés par des lambris et un plafond à la française. Le parc, daté du XVIIIe siècle, a conservé son tracé d’époque classique. Une borne milliaire visible dans le parc, liée à la voie romaine dite voie Bolène, est datée des années 251-253 après J.-C. et dédiée aux empereurs Trébonien-Galle et Volusien (références CIL 17-02, 00329 = CIL 13, 08880 = ILA-Vell 00064). Selon les recherches de Jean-René Mestre, une autre voie semble passer au niveau du hameau du Thiolent. Le château est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 4 mars 1991. Sont protégés l’ensemble du château, le portail d’entrée, la grille, le mur d’enceinte, le parc et sa terrasse, ses trois escaliers, la fontaine et le pigeonnier ; parmi les éléments intérieurs figurent l’escalier à vis et l’escalier du XVIIIe siècle, au rez-de-chaussée le vestibule et la salle à manger, au premier étage la bibliothèque, le grand salon, le salon bleu, le petit salon, plusieurs chambres nommées (chambre à la Vierge noire, chambre à tête de femme, chambre au miroir) et une porte à vantaux sculptés, et au deuxième étage des chambres, une salle à manger et le plafond du salon. Quelques publications traitent du site, notamment Noël Dursapt et Christelle Brindel.

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