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Château du Tourps à Anneville-en-Saire dans la Manche

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château du Tourps

    La Pareillerie
    50760 Anneville-en-Saire
Propriété privée
Château du Tourps
Château du Tourps
Château du Tourps
Crédit photo : Pymouss - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1050
Création de la seigneurie
1346
Destruction par les Anglais
1591
Siège et destruction
1669
Construction de la chapelle
XVIIIe siècle
Reconstruction du château
2005
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures du château, ainsi que le salon et la chambre attenante avec leurs décors, et l'escalier ; les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments (ancien logis manable, communs, pressoir, chapelle, pavillon de jardin) ; le potager et ses murs de clôture (cad. B 190, lieudit Le Légumier du Château, 599 à 601, lieudit Le Château du Tourps) : inscription par arrêté du 25 août 2005

Personnages clés

Guillaume le Conquérant - Duc de Normandie Créa la seigneurie du Tourps en 1050.
François de La Cour - Seigneur d'Anneville et chef ligueur Assiégé en 1591, mort en 1592.
Jean-François de Vauquelin - Propriétaire au XVIIIe siècle Apprit la mort de ses fils en 1795.
Jacques II Goyon de Matignon - Comte de Thorigny Dirigea le siège de 1591 pour Henri IV.
Bon-Christophe de La Cour - Garde du corps de Louis XIV Ruiné, perdit le château en 1674.

Origine et histoire

Le château du Tourps, situé à Anneville-en-Saire dans la Manche, est une demeure du XVIIIe siècle construite à proximité des ruines d’un château féodal fondé sous Guillaume le Conquérant (vers 1050). Ce dernier, reconstruit après 1346, fut détruit lors des guerres de Religion. La seigneurie du Tourps, créée en 1050, couvrait plusieurs communes du nord-Cotentin et changea de mains à plusieurs reprises, notamment après des conflits comme la chevauchée d’Édouard III (1346) ou les guerres de Ligue (XVIe siècle).

Au XVIe siècle, le château fut le refuge de François de La Cour, chef des ligueurs du Val de Saire, assiégé puis détruit en 1591 par les troupes d’Henri IV. Après sa mort en 1592, la seigneurie passa entre différentes familles, dont les La Cour, avant d’être reconstruite au XVIIIe siècle. Le nouveau château, de style classique, conserve des éléments comme une motte féodale et une chapelle privée dédiée à saint Gilles, érigée en 1669.

Le monument est partiellement inscrit aux monuments historiques depuis 2005, protégeant ses façades, toitures, décors intérieurs, ainsi que des dépendances comme un pressoir, un pavillon de jardin et un potager clos. Il témoigne de l’évolution architecturale et des conflits ayant marqué le Cotentin, du Moyen Âge à l’époque moderne.

Au XIXe siècle, le château passa par alliance des Vauquelin aux Le Mesnildot. Il fut le lieu où Jean-François de Vauquelin apprit la mort de ses deux fils lors du débarquement de Quiberon (1795). Son histoire reflète les bouleversements politiques et sociaux de la Normandie, des croisades à la Révolution française.

L’édifice actuel, avec son avant-corps central, son perron et son fronton triangulaire, illustre l’influence du classicisme au XVIIIe siècle. Une aile fut ajoutée au XIXe siècle, modifiant légèrement son apparence initiale. La chapelle, le potager et les communs complètent un ensemble architectural cohérent, ancré dans un paysage marqué par l’histoire féodale et militaire.

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