Extension par Jean de Guilhem 1677 (≈ 1677)
Ajout d’un escalier et mur de clôture.
2e moitié du XVIe ou début XVIIe siècle
Construction du premier corps de logis
Construction du premier corps de logis 2e moitié du XVIe ou début XVIIe siècle (≈ 1704)
Éléments défensifs et croisées à arêtes vives.
1ère moitié du XVIIIe siècle
Agrandissement du logis
Agrandissement du logis 1ère moitié du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Modifications des dépendances (date 1734).
2e moitié du XVIIIe siècle
Acquisition par les Montpezat de Poussou
Acquisition par les Montpezat de Poussou 2e moitié du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Changement de propriété noble.
19 décembre 1996
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 19 décembre 1996 (≈ 1996)
Protection des façades et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
fin XXe siècle
Restauration en gîte rural
Restauration en gîte rural fin XXe siècle (≈ 2095)
Réhabilitation moderne du manoir.
Patrimoine classé
Façades et toitures du logis ; le rez-de-chaussée ; le mur de clôture de la cour avec les deux portails ; la dépendance intra-muros (cad. B 369) : inscription par arrêté du 19 décembre 1996
Personnages clés
Jean de Guilhem - Propriétaire protestant
Commanditaire des travaux de 1677.
Famille de Montpezat de Poussou - Propriétaires nobles (XVIIIe siècle)
Branche cadette acquéreuse du domaine.
Origine et histoire du Château du Trichot
Le château du Trichot, situé à Thézac en Lot-et-Garonne, est un manoir construit entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Son premier corps de logis, daté de la seconde moitié du XVIe ou du début du XVIIe siècle, présente des caractéristiques défensives comme une bretèche et des croisées à arêtes vives. Les murs en moellon calcaire et les toitures en tuile plate reflètent les techniques locales de l’époque.
En 1677, Jean de Guilhem, membre d’une famille protestante influente près de Tournon-d'Agenais, fait ajouter un nouveau corps abritant un escalier et érige un mur de clôture, comme en témoignent les dates gravées. Ce corps est agrandi au XVIIIe siècle, tandis que les dépendances, dont une porte la date de 1734, sont modifiées. Le domaine passe ensuite aux Montpezat de Poussou, branche cadette d’une famille noble, durant la seconde moitié du XVIIIe siècle.
Le manoir, organisé autour d’une cour autrefois close, conserve des éléments défensifs comme des corbeaux de bretèche et un pavillon remplaçant un ancien organe de défense. Le rez-de-chaussée voûté en berceau et l’escalier rampe-sur-rampe illustrent son évolution architecturale. Classé Monument Historique en 1996, le château a été restauré en gîte rural à la fin du XXe siècle, tout en préservant ses façades, toitures et dépendances intra-muros.
Le portail nord-ouest, daté de 1886, est un remploi, tandis que la métairie adjacente remonte au XIXe siècle. Le site s’inscrit dans le paysage viticole de Thézac-Péricard, entre patrimoine protestant et héritage seigneurial. Les modifications successives, comme l’arase partielle du mur d’enclos, soulignent son adaptation aux usages agricoles et résidentiels au fil des siècles.