Frise chronologique
XVe siècle
Première mention
Première mention
XVe siècle (≈ 1550)
Château cité pour la première fois.
1571
Reconstruction par Amaury Gouyon
Reconstruction par Amaury Gouyon
1571 (≈ 1571)
Nouveau corps de logis et aile ouest.
1582
Achèvement de la chapelle
Achèvement de la chapelle
1582 (≈ 1582)
Seul bâtiment épargné en 1758.
1585
Séjour d'Henri de Condé
Séjour d'Henri de Condé
1585 (≈ 1585)
Exil vers Jersey, accueil protestantes.
1758
Incendie par les Anglais
Incendie par les Anglais
1758 (≈ 1758)
Destruction partielle du château.
1777
Acquisition par Pierre de Châteaubriand
Acquisition par Pierre de Châteaubriand
1777 (≈ 1777)
Campagne de reconstruction vers 1780.
1801
Rachat par la famille de la Morvonnais
Rachat par la famille de la Morvonnais
1801 (≈ 1801)
Restauration au XIXe siècle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Amaury Gouyon - Baron de la Moussaye |
Reconstruit le château en 1571. |
| Charles de Gouyon - Propriétaire et hôte |
Accueillit Henri de Condé en 1585. |
| Pierre de Châteaubriand - Propriétaire en 1777 |
Reconstruit le château vers 1780. |
| François-Julien-Michel de la Morvonnais - Acquéreur en 1801 |
Sauva le château après la Révolution. |
| Hippolyte de la Morvonnais - Restaurateur au XIXe |
Travaux de préservation du manoir. |
Origine et histoire
Le château du Val d'Arguenon, situé à Saint-Cast-le-Guildo dans les Côtes-d'Armor, est mentionné dès le XVe siècle. Il fut reconstruit en 1571 par Amaury Gouyon, baron de la Moussaye, adoptant alors un plan en équerre avec un corps de logis flanqué de deux tourelles et une aile ouest menant à une chapelle. Ce bâtiment, achevé vers 1582, est le seul à avoir survécu à l’incendie de 1758, provoqué par le repli des troupes anglaises. La chapelle, restaurée au début du XXe siècle, conserve des éléments architecturaux Renaissance comme des lucarnes sculptées et un toit en pavillon.
Au XVIIIe siècle, le château devient la propriété de Pierre de Châteaubriand, qui entreprend une campagne de reconstruction vers 1780. Confisqué pendant la Révolution, il est dégradé par des casernements avant d’être racheté en 1801 par François-Julien-Michel de la Morvonnais. Son descendant, Hippolyte de la Morvonnais, le restaure au XIXe siècle. Le colombier, datant du XVIIe siècle, et la conciergerie, construite aux XIXe et XXe siècles, complètent l’ensemble. Le manoir, inscrit à l’inventaire général du patrimoine culturel, illustre les transformations architecturales et les vicissitudes historiques d’une seigneurie bretonne.
L’édifice se distingue par son plan en équerre, avec un corps de logis principal et une aile intégrant la chapelle. Les matériaux utilisés — granite et grès — et les détails comme les épis de faîtage ou les lucarnes architecturées reflètent les styles des XVIe et XVIIIe siècles. La présence d’une écurie, d’un colombier et d’une conciergerie témoigne de son rôle de domaine seigneurial. Le château a également accueilli des figures protestantes, comme Henri de Condé en 1585, lors de son exil vers Jersey, soulignant son importance dans les réseaux politiques de l’époque.