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Château du Verger en Mayenne

Château du Verger

    1 Impasse du Galoi
    53970 Montigné-le-Brillant

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1500
Construction présumée
1545
Vente entre frères Pommeraie
1656
Décès de Renée Granier
1690
Vente à René de La Porte
1793
Séquestre révolutionnaire
vers 1800
Destruction quasi totale
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

François de la Pommeraie - Seigneur et constructeur présumé Mort en 1527, bâtisseur vers 1500.
Georges de la Pommeraie - Capitaine et acquéreur Rachète le Verger en 1545.
Renée Granier - Vicomtesse de Birague Décédée au château en 1656.
René de La Porte - Juge et seigneur usurpateur Acheteur en 1690, conflit avec La Trémoille.
Jean-Baptiste Duchemin - Dernier propriétaire noble Acquiert le domaine en 1752.
Duc de La Trémoille - Suzerain contesté Proteste contre les usurpations de titre.

Origine et histoire

Le château du Verger, situé à Montigné-le-Brillant en Mayenne, est un édifice en ruine dont les origines remontent au début du XVIe siècle. Construit probablement vers 1500 par François de la Pommeraie, il se composait alors d’un corps de logis, de pavillons, de tours, de galeries, et d’une fuye à pigeons, le tout entouré de murailles. Deux cours, trois jardins, deux vergers et un étang complétaient l’ensemble, tandis qu’un parc boisé abritait des jeux traditionnels comme le pail-mail et la paulme. Ce château, symbole de pouvoir seigneurial, fut progressivement abandonné avant d’être presque entièrement détruit vers 1800, à l’exception de deux tours féodales qui dominent encore le bourg.

Le fief du Verger, relevant du comté de Laval, était une seigneurie à justice foncière, imposant un devoir militaire annuel évalué à 10 sols. Les seigneurs, comme René de La Porte au début du XVIIIe siècle, tentèrent parfois d’usurper le titre de « châtelain de Montigné », provoquant des conflits avec le duc de La Trémoille, suzerain légitime. Le manoir changea plusieurs fois de mains, passant des Lancrau aux Pommeraie, puis aux Birague, avant d’être vendu en 1752 à Jean-Baptiste Duchemin. Séquestré pendant la Révolution, le domaine ne survécut que sous forme de vestiges, témoins de son passé aristocratique.

La famille de Lancrau, originaire de Chantocé, fut l’une des premières à posséder le Verger dès le XVe siècle. Elle céda la place aux Pommeraie, dont François, mort en 1527, et son frère Georges, capitaine de la Bretèche, qui racheta la seigneurie en 1545. Les Birague, héritiers par mariage, marquèrent aussi l’histoire du lieu : Renée Granier, vicomtesse de Birague, y mourut en 1656, tandis que son fils Jacques y résida. Après des litiges successoraux au XVIIIe siècle, le domaine fut finalement acquis par les Duchemin, avant de disparaître à l’aube du XIXe siècle, ne laissant que des ruines emblématiques.

Les archives mentionnent le château comme un lieu stratégique et résidentiel, doté d’une chapelle dédiée à Sainte-Marguerite, où les seigneurs exercaient leur droit de présentation. En 1663, le domaine était encore décrit comme un ensemble imposant, clos de murs, reflétant le faste de la Renaissance. Cependant, son déclin s’amorça dès le XVIIe siècle, avec des périodes d’abandon et des ventes successives. Aujourd’hui, les deux tours restantes rappellent son importance historique dans le paysage mayennais, entre héritage médiéval et transformations modernes.

Le château du Verger illustre les dynamiques seigneuriales de l’Ancien Régime en Mayenne, où les familles nobles se disputaient titres et terres. Son architecture, mêlant éléments défensifs et résidentiels, témoigne des évolutions sociales entre Moyen Âge et époque moderne. Les conflits autour de son nom – « château de Montigné » – révèlent les tensions entre seigneurs locaux et suzerains, comme le duc de La Trémoille. Malgré sa destruction, le site conserve une valeur patrimoniale, liée à l’histoire féodale et aux paysages ruraux de la région.

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