Patrimoine classéPatrimoine défensifDemeure seigneurialeChâteau Médiéval et Renaissance
Château du Vieux-Melay
D953
03000 Neuvy
Crédit photo : jean-louis Zimmermann - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
Début du XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale Début du XVIIe siècle (≈ 1704)
Édification du château du Vieux-Melay.
1840
Ajout néo-Renaissance
Ajout néo-Renaissance 1840 (≈ 1840)
Construction d'un château de style néo-Renaissance, laissant le corps de logis du XVIIe siècle aux fermiers.
XVIIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout de la chapelle environ un siècle après la construction initiale.
20 décembre 1985
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 20 décembre 1985 (≈ 1985)
Protection partielle du portail d'entrée, des façades, toitures, pigeonnier et chapelle avec son décor peint.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le portail d'entrée sur cour. Les façades et les toitures du corps de logis et des deux ailes des communs en retour d'équerre. Le pigeonnier. La chapelle avec son décor peint (cad. AK 84) : inscription par arrêté du 20 décembre 1985
Origine et histoire du Château du Vieux-Melay
Exemple d'architecture rurale du XVIIe siècle en Bourbonnais, le château du Vieux-Melay, situé sur la commune de Neuvy (Allier, Auvergne-Rhône-Alpes), a été construit au début du XVIIe siècle. La chapelle a été édifiée environ un siècle plus tard. Un château de style néo-Renaissance est ajouté en 1840 ; à cette date, le petit corps de logis du XVIIe siècle est laissé aux fermiers par les propriétaires et prend le nom de Vieux Melay. Le domaine comprend un petit château, ses dépendances agricoles et la chapelle, le tout clos par un mur percé d'un portail. Le bâtiment principal ne présente qu'un niveau, le rez-de-chaussée étant légèrement surélevé au-dessus d'une cave. La porte de la façade principale s'ouvre sur un arc en plein cintre dont l'agrafe porte une tête féminine ; deux pilastres ioniques non cannelés encadrent l'entrée et soutiennent une architrave à trois fasces surmontée d'un fronton curviligne. La base du fronton est interrompue par un cartouche sculpté entouré de feuillages ; un second cartouche, avec un double blason couronné entouré d'animaux, sert de base à un oculus entouré de consoles renversées et coiffé d'un petit toit. Les communs, perpendiculaires au corps de logis, délimitent une cour rectangulaire ; au nord‑est se trouvent la grange et le pigeonnier, au sud‑ouest l'ancienne habitation des domestiques. La chapelle, petit édifice à nef prolongée par une abside en hémicycle, possède un cul-de-four orné de caissons en trompe‑l'œil. Son portail est soutenu par deux contreforts décorés d'ailerons à bossages vermiculés amortis par des pommes de pin ; la porte est flanquée de deux pilastres d'ordre toscan qui portent une architrave à trois fasces et un fronton curviligne mouluré, achevé en partie supérieure par un pot à feu posé sur des draperies. L'édifice est partiellement inscrit au titre des monuments historiques : sont protégés le portail d'entrée sur cour, les façades et toitures du corps de logis et des deux ailes des communs, le pigeonnier ainsi que la chapelle avec son décor peint, par arrêté du 20 décembre 1985.