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Château du Vivier des Landes à Courcelles-de-Touraine en Indre-et-Loire

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château

Château du Vivier des Landes

    171 Le Vivier des Landes
    37330 Courcelles-de-Touraine
Propriété d'une société privée ; propriété privée
Crédit photo : Sdo216 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Construction initiale
1815
Rachat par Thomas Holland
1834
Travaux des comtes de Brissac
1989
Reconversion en hôtel-golf
1991
Ouverture au public
1993
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures des dépendances néo-classiques du château, soit : l'orangerie, l'écurie et la chapelle, ainsi que la grange et la bergerie de la ferme (cad. AV 768, 784, 785 ; ZK 17) : inscription par arrêté du 26 août 1993

Personnages clés

Sir Thomas Stanhope Holland - Propriétaire et mécène (début XIXe) Transforme le château en style néo-gothique.
Comte et comtesse de Brissac - Propriétaires (milieu XIXe) Ajoutent deux tours et rénovent les dépendances.
Constant Troyon - Peintre français (1810–1865) Œuvres exposées sous forme de papiers peints.

Origine et histoire

Le château du Vivier des Landes, à l’origine un manoir médiéval du XVe siècle, était un fief relevant de Château-la-Vallière. Les archives anciennes le décrivent comme un lieu soumis à des devoirs féodaux, comme la fourniture d’un chaperon à oiseau annuel. Entouré de douves aujourd’hui partiellement asséchées, il conservait des éléments défensifs typiques : pont-levis, poterne, et un escalier en vis de pierre caractéristique de l’architecture militaire de l’époque.

En 1815, le noble anglais Sir Thomas Stanhope Holland acquiert la propriété et entreprend une transformation majeure. Il utilise les pierres du château de Vaujours, qu’il a racheté la même année, pour ériger deux tours méridionales et un grand salon. Il construit également des écuries, une chapelle, et une brasserie, marquant le début d’une métamorphose vers un style néo-gothique. Les plans cadastraux de 1810 mentionnaient alors trois tours ; après ses travaux, le château en comptera cinq, dont certaines coiffées de verrières ou de cuivre doré.

À partir de 1834, le comte et la comtesse de Brissac poursuivent les aménagements en ajoutant deux tours supplémentaires, réaménageant les écuries (dotées de 24 colonnes sculptées) et transformant la brasserie en salon de musique, reflétant les divertissements aristocratiques du Second Empire. La chapelle, restaurée, arbore un retable et un autel en bois, tandis que les douves médiévales, bien que comblées, restent visibles à l’est et au sud. Ces modifications donnent au château son apparence actuelle, mêlant héritage médiéval et ajouts romantiques.

Au XXe siècle, le domaine est ouvert au public en 1991 avec l’ajout d’un golf 18 trous. Depuis 1989, le château abrite un hôtel, le Château golf des Sept Tours, combinant patrimoine et modernité. Classé monument historique en 1993 pour ses dépendances (orangerie, écurie, chapelle), il conserve un mobilier Louis XV et Directoire, ainsi que des œuvres du peintre Constant Troyon sous forme de papiers peints d’origine. Les fossés, la cheminée monumentale du XVe, et la verrière ajoutée à la façade témoignent de son évolution architecturale.

Aujourd’hui, le domaine de 76 hectares inclut, outre le château, un parcours de golf, une brasserie installée dans l’ancienne chapelle, et des salles dédiées aux événements. Repris en 2013 par le Groupe Docte Gestion, le site allie histoire et loisirs, avec des éléments comme le pavillon de Chasse (ancien salon de musique) ou l’Orangerie (écuries rénovées), tout en préservant des traces médiévales comme la rainure du pont-levis ou les voûtes appareillées des sous-sols.

Liens externes