Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la forteresse par les seigneurs de Duesme.
XIIIe siècle
Période seigneuriale
Période seigneuriale XIIIe siècle (≈ 1350)
Le château est conservé par les seigneurs de Duesme.
1363
Prise par les grandes compagnies
Prise par les grandes compagnies 1363 (≈ 1363)
Les grandes compagnies s'emparent du château malgré les défenses.
XIVe siècle
Renforcement ducal
Renforcement ducal XIVe siècle (≈ 1450)
Les ducs de Bourgogne renforcent la forteresse en 1355.
1595
Démantèlement ordonné
Démantèlement ordonné 1595 (≈ 1595)
Henri IV ordonne le démantèlement du château après sa reprise aux ligueurs.
XIXe siècle
Aménagement en jardin
Aménagement en jardin XIXe siècle (≈ 1865)
Les ruines du château sont aménagées en jardin à l'anglaise.
2006
Inscription monument historique
Inscription monument historique 2006 (≈ 2006)
Le site est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château, sols et vestiges (cad. C 127, 134, 140, 519) : inscription par arrêté du 14 avril 2006
Personnages clés
Henri IV
Roi de France ayant ordonné le démantèlement du château en 1595.
Origine et histoire du Château ducal de Duesme
Le château de Duesme, place forte ducale de la Bourgogne septentrionale, est bâti à l'extrémité d'un éperon rocheux dominant le village à l'ouest et la vallée de la Seine au nord ; il est accessible par un chemin depuis la RD 101D. Le site a été occupé depuis l'Antiquité et la Préhistoire : un fossé néolithique barre l'éperon et des éléments gallo-romains ont été réemployés dans les vestiges, notamment dans la crypte de la chapelle. Un prieuré, le prieuré Saint-Étienne, semble installé à l'entrée du promontoire avant l'édification de la forteresse. La forteresse est construite au XIIe siècle par les seigneurs de Duesme, qui la conservent du XIIIe au XIVe siècle avant qu'elle ne passe aux ducs de Bourgogne, puis à des seigneurs engagistes après la réunion à la couronne. Les ducs la renforcent en 1355 ; malgré ces défenses, les grandes compagnies en prennent possession en 1363. Pendant les guerres de Religion, les ligueurs s'emparent du château, qui est repris après un siège destructeur en 1595 ; Henri IV ordonne alors son démantèlement. Des destructions ultérieures des vestiges sont signalées au XVIIIe siècle (1763 et 1776 selon les sources). L'éperon, orienté nord-sud et protégé naturellement par la Seine à l'est et le ruisseau de la Fons à l'ouest, est relié au plateau de Baigneux par une langue rocheuse étroite coupée de deux failles ; ces ruptures sont franchies chacune par un pont-levis et constituent le premier dispositif défensif. Trois fossés, d'époques différentes, ceignent l'ensemble : le premier est néolithique, le second délimitait l'entrée fortifiée et les dépendances — village, église, granges et étables — et le troisième entourait le donjon, la chapelle castrale dédiée à saint Georges, le puits et autres bâtiments. Au XIXe siècle, les ruines ont été aménagées en jardin à l'anglaise. Des vestiges font aujourd'hui l'objet de travaux de restauration menés par une association locale ; des ponts ont été rétablis au-dessus des ravines. Le site est inscrit au titre des monuments historiques (2006) et appartient à un propriétaire privé.