Frise chronologique
Vers 1660
Construction du château actuel
Construction du château actuel
Vers 1660 (≈ 1660)
Remplacement de l’ancienne forteresse médiévale.
1763
Acquisition par Gabriel de Goderville
Acquisition par Gabriel de Goderville
1763 (≈ 1763)
Développement du moulin et des magasins.
1794
Abandon du château
Abandon du château
1794 (≈ 1794)
Conséquence de la Révolution française.
1796
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1796 (≈ 1796)
Château et moulin confisqués et vendus.
1928
Transformation en cartonnerie
Transformation en cartonnerie
1928 (≈ 1928)
Réutilisation industrielle des bâtiments.
2013
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2013 (≈ 2013)
Protection de l’ensemble château-moulin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble constitué par le château et le moulin comprenant tous les éléments bâtis et non bâtis, tels qu'ils sont délimités par un liseré rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. B 13, 25, 29, 30, 35, 1960 à 1965, 1969, 1974, 1975, 1977, 1979,1982 : château et son environnement ; B 1483, 2239, 2243 à 2245 : moulin) : classement par arrêté du 17 janvier 2013
Personnages clés
| Avitus - Chef gallo-romain présumé |
Origine possible du nom *Abzac*. |
| Gabriel de Goderville - Propriétaire et commanditaire (1763) |
Agrandi le moulin et ses dépendances. |
| Romme - Conventionnel révolutionnaire |
Projet avorté de fabrication de canons. |
Origine et histoire
Le nom d’Abzac proviendrait d’Avitiacus, un domaine gallo-romain attribué à un chef nommé Avitus. Des traces d’un camp antique, découvert en 1825 près du château actuel, suggèrent une occupation ancienne. Au Moyen Âge, le site dépendait des sires de Fronsac et fut détruit par les Anglais au XIVe siècle. La demeure actuelle, construite vers 1660, fut embellie au XVIIIe siècle avant d’être abandonnée en 1794, puis vendue comme bien national en 1796. Son architecture, organisée autour d’une cour intérieure et de pavillons symétriques, reflète les canons classiques de l’époque.
Le moulin, attesté dès 1480, exploite une chute d’eau médiévale sur l’Isle. Acquis en 1763 par Gabriel de Goderville, il fut agrandi en 1780 avec des magasins, une forge et des écuries. Lié au commerce atlantique, il approvisionnait en farine les navires entre Bordeaux et les Antilles. Pendant la Révolution, le conventionnel Romme envisagea d’y fabriquer des canons. Vendu comme bien national, le site devint une minoterie et une huilerie (active jusqu’en 1897), avant d’être transformé en cartonnerie en 1928, tout en conservant son architecture d’origine.
Classé Monument Historique en 2013, l’ensemble comprend le château, ses communs, et le moulin avec ses dépendances. Les bâtiments, caractérisés par des baies en plein-cintre et des oculi, illustrent l’adaptation des structures préindustrielles aux besoins modernes. La microcentrale hydroélectrique installée sur la rivière témoigne de la pérennité de son usage énergétique. Aujourd’hui propriété privée, le site allie patrimoine architectural et activité industrielle contemporaine.