Construction du château 3e quart XVIIe siècle (≈ 1762)
Édification de la demeure actuelle vers 1660.
1763
Acquisition du moulin
Acquisition du moulin 1763 (≈ 1763)
Gabriel de Goderville devient propriétaire du moulin.
1794
Abandon du château
Abandon du château 1794 (≈ 1794)
Le château est abandonné pendant la Révolution.
1796
Vente du château
Vente du château 1796 (≈ 1796)
Le château est vendu comme bien national.
2e moitié XVIIIe siècle
Agrandissement du moulin
Agrandissement du moulin 2e moitié XVIIIe siècle (≈ 1850)
Adjonction de deux ailes, d'une forge et d'écuries en 1780.
3e quart XVIIIe siècle
Embellissement du château
Embellissement du château 3e quart XVIIIe siècle (≈ 1862)
Agrandissement et embellissement significatifs du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble constitué par le château et le moulin comprenant tous les éléments bâtis et non bâtis, tels qu'ils sont délimités par un liseré rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. B 13, 25, 29, 30, 35, 1960 à 1965, 1969, 1974, 1975, 1977, 1979,1982 : château et son environnement ; B 1483, 2239, 2243 à 2245 : moulin) : classement par arrêté du 17 janvier 2013
Personnages clés
Avitus
Chef gallo-romain attribuée à un camp retrouvé en 1825.
Gabriel de Goderville
Propriétaire du moulin à partir de 1763.
Romme
Conventionnel ayant visité le site pendant la Révolution.
Origine et histoire
Le nom d'Abzac dériverait d'Aviatiacus ou du domaine d'Avitus ; un camp attribué à ce chef gallo-romain aurait été retrouvé en 1825 à côté de la demeure actuelle. Au Moyen Âge, le château dépendait des sires de Fronsac ; au XIVe siècle il fut pris par les Anglais et entièrement détruit. Vers 1660 la demeure actuelle fut construite et, au XVIIIe siècle, elle fut considérablement embellie et agrandie avant d'être abandonnée en 1794. Complètement délaissé, le château fut vendu comme bien national en 1796. L'édifice présente un long corps rectangulaire flanqué en retour d'équerre par les bâtiments des communs qui enserrent une cour intérieure fermée par une grille d'honneur. À l'ouest, une construction aux substructures anciennes épouse la forme du terrain et s'appuie sur ce plan général. Deux pavillons carrés dans les angles sud-est et sud-ouest répondent au pavillon central qui abrite un vestibule s'ouvrant sur la cour d'honneur et sur un perron adossé à la façade nord. L'ensemble est élevé d'un seul niveau, surmonté de combles éclairés par des oeils-de-boeuf dont les frontons alternent entre formes circulaires et triangulaires. Deux corps de passage, construits au centre des communs, font pendant aux pavillons du bâtiment principal. Le moulin, mentionné dès 1480, occupe une chute d'origine médiévale et devint en 1763 propriété de Gabriel de Goderville. D'importants magasins y furent édifiés, puis agrandis en 1780 par l'adjonction de deux ailes, d'une forge et d'écuries. Il alimentait en minots les équipages reliant Bordeaux et les Antilles, témoignant du commerce atlantique qui se développait le long des rivières. Le conventionnel Romme visita le site pendant la Révolution en espérant y fabriquer des canons. Vendu comme bien national à la famille Rozier puis loué à la famille Calvé, le site mécanisé servit successivement d'huilerie — arrêtée en 1897 — et de minoterie — arrêtée en 1883. Attirée par la force de l'eau et la puissance de la rivière, sur laquelle est installée une microcentrale hydroélectrique, la société des cartonnages d'Abzac a repris et agrandi en 1928 les bâtiments en respectant les grands corps architecturés éclairés sur l'Isle par des baies en plein cintre et des oculi. Cette entreprise, reconnue pour ses performances, fabrique des mandrins pour papeteries et des fûts en kraft pour produits chimiques.