Frise chronologique
vers 1824
Agrandissement ouest
Agrandissement ouest
vers 1824 (≈ 1824)
Ajout d’ailes et fronton par Lahure et Lusson.
fin XVIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Logis actuel bâti par Prosper Simon.
28 octobre 1991
Classement MH
Classement MH
28 octobre 1991 (≈ 1991)
Protection de l’ensemble château, parc et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château ; chapelle ; orangerie ; façades et toitures des communs et de la ferme ; potager avec ses clôtures et douves ; murs de clôture du parc boisé ; parc ; cours antérieure et postérieure du château avec leurs douves ; avenues du domaine, dont l'avenue du mail et la grande avenue et grands tracés ; lavoir (cad. D1 56 à 62, 66 à 71, 74, 350, 351a, 351b ; D3 252) : inscription par arrêté du 28 octobre 1991
Personnages clés
| Prosper Simon - Architecte fléchois |
Conçoit le château à la fin du XVIIIe. |
| Abel Lahure - Architecte parisien |
Agrandit la façade ouest vers 1824. |
| Adrien-Louis Lusson - Architecte parisien |
Collabore aux modifications de 1824. |
| François de La Bouillerie - Propriétaire politique |
Acquiert le château, ancêtre des actuels propriétaires. |
Origine et histoire
Le château de la Barbée, situé à Bazouges-sur-le-Loir dans la Sarthe, remplace un logis antérieur des XVe–XVIIe siècles, détruit lors de sa construction à la fin du XVIIIe siècle. L’architecte Prosper Simon en dessina les plans initiaux, avant que les architectes parisiens Abel Lahure et Adrien-Louis Lusson n’ajoutent vers 1824 deux ailes en pavillon et un fronton orné d’une horloge monumentale. Le domaine conserve des éléments anciens comme des douves, trois tourelles du XVIIe siècle, et des communs, tandis que la chapelle Sainte-Barbe, reconstruite, arbore une fausse voûte en berceau.
Le château fut la propriété de François de La Bouillerie, homme politique français, et reste aujourd’hui entre les mains de ses descendants. Classé monument historique en 1991, l’ensemble comprend le logis, la chapelle, une orangerie, des communs, un parc boisé, des avenues structurées, et un lavoir. Les vestiges des douves et des tours rappellent l’ancienne fortification, tandis que les aménagements du XIXe siècle, comme les communs nord et la glacière, témoignent des transformations successives du domaine.
L’architecture mêle pierre de taille et moellons enduits, avec des toits en croupe pour le logis et à deux versants pour la chapelle. Le parc, ceint de murs et traversé par des avenues, reflète l’organisation paysagère typique des résidences aristocratiques du début du XIXe siècle. Une tradition locale, non vérifiée, évoque un premier château sur une île voisine, mais les preuves manquent pour l’attester. Les éléments protégés incluent aussi les cours antérieure et postérieure, ainsi que les tracés des avenues, soulignant l’importance patrimoniale du site.