Construction du château 1760 (≈ 1760)
Édifié par la famille Boisbaudry, conservant l’ancien manoir.
1794
Pillage pendant la Chouannerie
Pillage pendant la Chouannerie 1794 (≈ 1794)
Par les troupes républicaines.
1902-1907
Rénovation par Jobbé-Duval
Rénovation par Jobbé-Duval 1902-1907 (≈ 1905)
Portail, douves, chapelle et jardins ajoutés.
9 novembre 2001
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 9 novembre 2001 (≈ 2001)
Château, parc, chapelle et colombier protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château en totalité, les façades et les toitures des éléments composant l'entrée du domaine, à savoir : la chapelle, le colombier ainsi que les douves et le portail, le parc paysager et le jardin régulier, le calvaire (cad. ZE 89, 91 à 93, 88, 84 à 86) : inscription par arrêté du 9 novembre 2001, modifiée par arrêté du 28 mars 2002
Personnages clés
Famille Boisbaudry - Propriétaire et commanditaire
Fit construire le château en 1760.
Frédéric-Auguste Jobbé-Duval - Architecte rennais
Rénova le domaine au début du XXe.
Origine et histoire
Le château de la Haute-Touche, situé à Monterrein dans le Morbihan, est un édifice dont les origines remontent au XVIIIe siècle. Les terres appartenaient auparavant aux familles Bérard (XVe siècle), Lopriac de Kervignac (XVIe siècle), puis aux Boisbaudry, qui firent construire le château actuel en 1760. Ce dernier conserve des éléments du manoir des XVIe et XVIIe siècles, transformé en communs, ainsi qu’un colombier de la même époque. Le domaine fut pillé en 1794 par les troupes républicaines durant la Chouannerie.
Au début du XXe siècle, l’architecte Frédéric-Auguste Jobbé-Duval entreprit d’importants travaux entre 1902 et 1907. Il réaménagea l’entrée du domaine avec un portail en ferronnerie, des douves, et construisit une chapelle inspirée du colombier existant, créant une symétrie architecturale. Il conçut également un jardin régulier devant le château et un parc paysager à l’arrière. Les boiseries intérieures des XVIIe et XVIIIe siècles, ornées de motifs floraux et musicaux, furent préservées.
Le château, ses dépendances (chapelle, colombier, douves), ainsi que le parc et le calvaire, furent inscrits aux monuments historiques en 2001. L’architecture mêle un corps de logis en rez-de-chaussée surélevé, avec des escaliers en fer à cheval (un original du XVIIIe siècle, l’autre reconstitué par Jobbé-Duval). Le domaine illustre l’évolution des styles, du classicisme breton aux influences des malouinières, typiques des résidences aristocratiques de la région.
Le site, toujours situé au lieu-dit la Haute-Touche à 1 km à l’ouest du bourg de Monterrein, témoigne de l’histoire locale, marquée par les conflits révolutionnaires et les transformations architecturales du début du XXe siècle. Son inscription patrimoniale souligne sa valeur historique, artistique et paysagère, reflétant à la fois l’héritage des familles nobles et l’intervention d’un architecte renommé.
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