Acquisition par les Boisbaudry 1750 (≈ 1750)
Les terres sont acquises par la famille Boisbaudry.
Années 1760
Construction du château
Construction du château Années 1760 (≈ 1760)
La résidence actuelle est édifiée par la famille Boisbaudry.
1794
Pillage durant la Chouannerie
Pillage durant la Chouannerie 1794 (≈ 1794)
Le domaine est pillé par les troupes républicaines.
9 novembre 2001
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 9 novembre 2001 (≈ 2001)
Le château et son parc sont inscrits aux monuments historiques.
1er quart XXe siècle
Rénovation par Jobbé-Duval
Rénovation par Jobbé-Duval 1er quart XXe siècle (≈ 2025)
L'architecte Frédéric-Auguste Jobbé-Duval remanie la propriété.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château en totalité, les façades et les toitures des éléments composant l'entrée du domaine, à savoir : la chapelle, le colombier ainsi que les douves et le portail, le parc paysager et le jardin régulier, le calvaire (cad. ZE 89, 91 à 93, 88, 84 à 86) : inscription par arrêté du 9 novembre 2001, modifiée par arrêté du 28 mars 2002
Personnages clés
Frédéric-Auguste Jobbé-Duval
Architecte rennais responsable des rénovations du début du XXe siècle.
Origine et histoire du Château de la Haute-Touche
Le château et le parc de la Haute-Touche se trouvent au lieu-dit La Haute-Touche, à environ un kilomètre à l'ouest du bourg de Monterrein (Morbihan). Les terres ont appartenu successivement aux familles Bérard, Lopriac de Kervignac et, à partir de 1750, aux Boisbaudry, qui ont fait édifier la résidence actuelle dans les années 1760 tout en conservant l'ancien manoir des XVIe–XVIIe siècles, transformé alors en communs. Un colombier daté de la même période complète l'ensemble. Le domaine a subi un pillage par les troupes républicaines en 1794, durant les épisodes de la Chouannerie. Au début du XXe siècle, l'architecte rennais Frédéric-Auguste Jobbé-Duval a remanié la propriété en lui apportant une monumentalité inspirée des malouinières : il a réorganisé l'entrée par une composition symétrique, créé le portail et sa ferronnerie, aménagé les douves, réalisé des lucarnes et tracé des jardins réguliers dans la cour d'honneur ainsi qu'un parc paysager à l'arrière du château. En réponse au colombier rond du XVIIIe siècle, il a édifié sa réplique à usage de chapelle de part et d'autre de l'entrée, chaque édifice encadrant des douves courbes. Le logis présente l'aspect architectural du XVIIIe siècle : rez-de-chaussée surélevé, étage carré et combles, la cuisine étant installée en sous-sol. Deux entrées donnent accès au bâtiment, chacune desservie par un escalier en fer à cheval à une volée de marches ; l'escalier oriental est d'époque, celui de la façade opposée est une copie réalisée au début du XXe siècle. L'intérieur conserve de remarquables boiseries et lambris des XVIIe et XVIIIe siècles, ornés de motifs floraux et de trophées de musique. Le château, les façades et toitures de la chapelle et du colombier, les douves, le portail, le parc paysager, le jardin régulier et le calvaire ont été inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 9 novembre 2001, modifié le 28 mars 2002.