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Château et Tour du Schlossberg à Forbach en Moselle

Patrimoine classé Patrimoine défensif Château fort

Château et Tour du Schlossberg à Forbach

  • Tour du Schlossberg
  • 57600 Forbach
57600 Forbach, Tour du Schlossberg

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1257
Première mention écrite
1431
Renforcement par Arnold VI
1591
Pillage du château
1607
Restauration et bastion
14 décembre 1634
Destruction ordonnée
1891
Construction de la tour actuelle
1919
Création du parc municipal
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Arnold VI de Sierck - Seigneur et protecteur du duché Renforce le château en 1431.
Thédoric de Werde - Premier mentionnaire écrit Cite le château en 1257.
Paul Tornow - Architecte de la tour Conçoit la tour en 1891.
Gustave Adt - Industriel et mécène Fouilles et embellissements du site.
Louis XIII - Roi de France Ordonne sa destruction en 1634.
Pierre Ney - Acquéreur révolutionnaire Reçoit la colline en 1789.

Origine et histoire de la Tour du Schlossberg

Le château du Schlossberg, situé sur une butte-témoin culminant à 134 mètres, surplombe Forbach en Moselle et les axes entre Metz et l’Allemagne. Élevé entre le XIe et XIIIe siècle près de l’antique route de Metz à Worms, il est mentionné pour la première fois en 1257 sous Thédoric de Werde. À cette époque, il comprenait un palais ceint d’une enceinte et un donjon carré, accessible par une porte devenue ultérieurement la « quatrième porte ». Les historiens comme Max Besler et Henri Wilmin s’accordent sur une construction vers la fin du XIIe ou le début du XIIIe siècle.

Au XVe siècle, Arnold VI de Sierck, proche du duc René d’Anjou, renforce le château après la bataille de Bulgnéville (1431) pour protéger les marches nord-est du duché de Lorraine. Il étend l’enceinte, ajoute une nouvelle porte (la 3e actuelle) et construit une tour ainsi que des écuries. Au XVIe siècle, les seigneurs de Hohenfels Reipoltskirchen et de Daun Falkenstein le transforment en palais Renaissance, ajoutant une tour d’angle et un bastion. Cependant, en 1591, les troupes de Christian Ier d’Anhalt-Bernbourg le pillent lors des conflits autour de la succession d’Henri IV.

Relevé en 1607 par les comtes de Linange Westerburg et d’Eberstein, le château est alors doté de six tours, comme le révèlent des fouilles ultérieures. Mais en 1634, pendant la guerre de Trente Ans, Louis XIII ordonne sa destruction par le maréchal de La Force, réduisant le site en ruines. La colline, cédée à Pierre Ney pendant la Révolution sous le nom de « Montagne de la Fraternité », voit ses pierres réutilisées. Au XIXe siècle, l’industriel Gustave Adt rachète le site et y mène des fouilles.

La tour actuelle, construite en 1891 par l’architecte Paul Tornow, remplace une tour d’angle ronde médiévale (la « tour rouge ») surplombant la Sarre. Haute de 28 mètres, elle symbolise la ville et intègre des vestiges du château. Endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est restaurée dans les années 1950. Le parc environnant, aménagé en 1919 avec des espaces verts et une roseraie, devient un lieu de promenade prisé, animé l’été par l’office de tourisme.

Le site inclut aussi le Burghof, une ferme-restaurant construite vers 1900, et des traces de l’époque allemande, comme l’ancien Bismarckplatz. Ce dernier, dédié au chancelier allemand avant 1918, abritait un médaillon de Bismarck remplacé après-guerre par celui du général Houchard, enfant de Forbach. Les Adt, famille industrielle locale, ont marqué le site par des embellissements architecturaux, dont une éolienne et un chalet suisse aujourd’hui disparus.

Liens externes

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