Destruction du village 1558 (≈ 1558)
Combat entre troupes françaises et Charles Quint.
1640
Dégâts lors du siège
Dégâts lors du siège 1640 (≈ 1640)
Attaque de Charlemont par la Meilleraye.
1671
Restauration de la chapelle
Restauration de la chapelle 1671 (≈ 1671)
Réparation post-conflit.
Début XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale Début XVIIe siècle (≈ 1704)
Maison forte bâtie par le capitaine de Hierges.
Après 1789
Transformation en ferme
Transformation en ferme Après 1789 (≈ 1789)
Usage agricole post-Révolution.
1991
Classement monument historique
Classement monument historique 1991 (≈ 1991)
Protection officielle du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Capitaine de Hierges - Commanditaire
Fit construire la maison forte vers 1600.
Maréchal de la Meilleraye - Militaire
Responsable des dégâts en 1640.
Charles Quint - Souverain ennemi
Ses troupes détruisirent le village en 1558.
Origine et histoire
Le château-ferme de Foisches, surnommé ferme des Templiers, est une ancienne maison forte construite au début du XVIIe siècle, bien que son nom évoque à tort l’ordre du Temple. L’édifice, organisé autour d’une cour rectangulaire et flanqué de trois tours d’angle, mêle pierre et brique, avec des ouvertures rares à l’exception des portes agricoles. Sa façade Est, datée de la construction initiale, se distingue par un décor exceptionnel en Ardennes : linteaux et appuis de fenêtres en pierre bleue de Givet, reliés par des bandeaux, ainsi que sept arcades en plein cintre reposant sur des colonnes partiellement sculptées de têtes grotesques, aujourd’hui martelées. D’autres parties du bâtiment ont été remaniées aux XIXe et XXe siècles.
La localisation du château-ferme, au pied d’une colline de Foisches (Ardennes), près de l’église Saint-Martin, reflète son rôle défensif et agricole. À l’origine propriété de la famille des Templiers, il fut érigé après 1558 par le capitaine de Hierges, suite à la destruction du village lors des combats entre les troupes de Charles Quint et la France. En 1640, l’attaque de Charlemont par les armées du maréchal de la Meilleraye endommagea à nouveau l’édifice, qui fut restauré dans les années 1670, incluant sa chapelle. Transformé en ferme après la Révolution, il servit aussi de logement aux officiers du Fort de Charlemont avant son classement aux monuments historiques en 1991.
L’architecture du château-ferme illustre une transition entre fonction militaire et usage agricole, typique des Ardennes. Les matériaux locaux (pierre bleue de Givet, briques) et les éléments défensifs (tours d’angle, cour fermée) rappellent les conflits répétés dans cette région frontalière. La façade Est, avec ses arcades et son ordonnancement soigné, témoigne d’une influence stylistique rare pour l’époque, tandis que les remaniements ultérieurs adaptèrent le bâtiment aux besoins agricoles et militaires, préservant ainsi son héritage jusqu’à aujourd’hui.