Château fort à Noyant-d'Allier dans l'Allier

Château fort

  • 03210 Noyant-d'Allier
Château fort
Château fort
Château fort
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Construction du donjon
XVIIIe siècle
Rénovation habitable
milieu XIXe siècle
Travaux d'aménagement
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château fort en totalité, comprenant le donjon, l'enceinte avec ses tours et ses communs (cad. A 511, 517 à 519) : inscription par arrêté du 21 mai 2007

Personnages clés

Nicolas de Nicolay Auteur ayant mentionné les ducs de Bourbon comme origine probable du château.
Joseph Treyve Paysagiste ayant dessiné et planté le parc entre 1850 et 1860.

Origine et histoire

Le château fort de Noyant-d'Allier, situé dans la commune de Noyant-d'Allier, dans le département de l'Allier, occupe une position dominante sur la vallée de la Queune et sur la voie qui reliait Le Montet (aux Moines) à Souvigny. Le fief est connu à partir du XIVe siècle; la chronologie de la construction varie selon les sources, qui situent l'élévation du donjon soit dans la seconde moitié du XIVe siècle, soit au cours du XVe siècle. L'édifice relève de la typologie des hauts donjons quadrangulaires en pierre, pourvus de mâchicoulis et d'un chemin de ronde et flanqués d'une tourelle abritant un escalier à vis. L'enceinte médiévale qui entoure le donjon a conservé son tracé, une part de ses maçonneries et trois tours de guet carrées. Les ducs de Bourbon sont probablement à l'origine de cet ensemble, comme le suggère la mention de Nicolas de Nicolay en 1569. Profondément remanié aux XVIIIe et XIXe siècles pour le rendre habitable, le donjon originel, d'abord aveugle, a été percé de baies à meneaux et a reçu des bâtiments accolés; la toiture a été rehaussée pour dégager le chemin de ronde. Les cinq niveaux, aménagés dès le début du XIXe siècle, conservent des éléments d'architecture intérieure de cette époque, tels que boiseries, pièces de réception et plafonds moulurés. Des travaux vers 1850 ont également porté sur les toitures, l'ouverture de baies néogothiques et les décors intérieurs. Différents communs ont été construits aux XVIIIe et XIXe–XXe siècles, parmi lesquels une maison de gardien, un grand pavillon à l'ouest, une grange et un hangar au nord‑est, ainsi que des dépendances à l'est. Le matériau principal, une pierre de grès locale, confère à l'édifice une teinte beige-dorée; les adjonctions en brique y restent relativement discrètes. Le parc, dessiné et planté par le paysagiste Joseph Treyve entre 1850 et 1860, a été composé selon les goûts du Second Empire, avec massifs de chênes, un frêne pleureur, un séquoia Wellingtonia, des plates‑bandes à la française et des allées bordées de rosiers. L'ensemble — donjon principal, enceinte muraillée avec ses tours, communs et parc — a été inscrit au titre des monuments historiques en 2007.

Liens externes