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Château fort à Noyant-d'Allier dans l'Allier

Château fort

    20 Place du Marché
    03210 Noyant-d'Allier
Propriété privée
Château fort
Château fort
Château fort

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe siècle
Construction du donjon
1569
Première mention écrite
Vers 1850-1860
Aménagements du parc
2007
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château fort en totalité, comprenant le donjon, l'enceinte avec ses tours et ses communs (cad. A 511, 517 à 519) : inscription par arrêté du 21 mai 2007

Personnages clés

Nicolas de Nicolay - Chroniqueur et cartographe A décrit le château en 1569
Joseph Treyve - Architecte paysagiste Conçut le parc au XIXe siècle
Ducs de Bourbon - Commanditaires présumés Firent construire le donjon au XIVe

Origine et histoire

Le château de Noyant-d'Allier, implanté dans le département de l’Allier, trouve ses origines dans un donjon de pierre du XIVe siècle, construit pour surveiller la vallée de la Queune et une voie de communication majeure entre Le Montet et Souvigny. Ce donjon aveugle, couronné de mâchicoulis et entouré d’une enceinte, était initialement une tour de guet relevant des ducs de Bourbon, comme l’atteste Nicolas de Nicolay en 1569. Son architecture défensive, typique du Moyen Âge tardif, reflétait les enjeux stratégiques de la région.

Au XVIIIe et surtout au XIXe siècle, le château subit des transformations majeures pour le rendre habitable. Le donjon, percé de fenêtres à meneaux et surmonté d’une toiture rehaussée, voit ses cinq niveaux aménagés avec des boiseries, des plafonds moulurés et des pièces de réception. Des bâtiments annexes (communs, pavillon) sont ajoutés, tandis que l’enceinte médiévale, partiellement conservée avec trois tours carrées, témoigne encore de son passé défensif. Ces modifications intègrent des éléments néogothiques et des matériaux locaux comme le grès beige-doré.

Le parc, dessiné vers 1850-1860 par le paysagiste Joseph Treyve, illustre les goûts du Second Empire avec des essences exotiques (séquoias, frêne pleureur) et des aménagements à la française (allées de rosiers, plates-bandes). Classé Monument Historique en 2007, l’ensemble — donjon, enceinte, communs et parc — incarne l’évolution d’une forteresse médiévale en résidence aristocratique, marquant le paysage du Bourbonnais.

Les sources historiques, comme la Description générale du Bourbonnais (1569) ou les archives de Monumentum, confirment son lien avec les ducs de Bourbon et son rôle dans le réseau défensif régional. Les travaux du XIXe siècle, combinant restauration et embellissement, ont préservé son caractère hybride, entre héritage militaire et adaptation résidentielle, tout en valorisant son cadre paysager.

Liens externes